Le mar 12

"Les professionnels (de la culture) nous regardent", avait prévenu mercredi le rapporteur de la loi Création et Internet, Frank Riester. Mais les internautes aussi, et massivement. Selon nos informations, le site de l’Assemblée Nationale a très largement battu son record de connexions au flux vidéo de la séance en direct.

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Tags : net, internet, flux

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Le mar 11

C’est parti. Le coup d’envoi de l’examen du projet de loi Création et Internet à l’Assemblée Nationale va être donné dans quelques minutes. Nous vous rappelons que Numerama a ouvert une page spéciale pour suivre le débat sur hadopi.numerama.com, qui vous permettra de discuter en direct des arguments déployés par les uns et par les autres, et de suivre tout ce qui se dit sur Internet à propos du projet de loi grâce notamment au flux Twitter mis à jour en temps réel.

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Tags : Hadopi, net, Twitter

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Le mar 11

La façon dont nous aimons, rencontrons l’autre et échangeons avec lui a été profondément transformé par les technologies, comme le montre le succès des sites de rencontre. Les technologies savent-elles nous parler d’amour et comment ? C’est la question que posait la conférence Lift au sociologue Baba Wamé et à Frank Beau.

Stratégies amoureuses à l’heure des sites de rencontres

Baba Wamé est sociologue, enseignant à l’Ecole supérieure des sciences et techniques de l’information et de la communication à l’université de Yaoundé et a soutenu une thèse à Paris II sur les usages de l’internet au Cameroun. Le Cameroun est un pays de 18 millions d’habitants, rappelle-t-il, qui compte 500 000 utilisateurs d’internet dont 350 000 qui se connectent depuis les 2500 points d’accès publics. Baba Wamé a étudié les usages des sites de rencontre auprès des Camerounaises. Ces femmes, ces” tchatcheuses” comme il les appelle, ont entre 18 et 34 ans en majorité, un niveau scolaire peu élevé, et ne sont pas toutes célibataires loin s’en faut (certaines sont même mariées et font des rencontres parfois avec l’assentiment de leurs maris). Elles viennent surtout du Sud du Cameroun chrétien (par rapport au Nord, musulman, où l’internet est moins présent). En se connectant aux sites de rencontres, ces femmes cherchent à changer leur vie et celle de leur famille par le mariage, ainsi qu’à avoir des enfants métis (ce qui semble être particulièrement valorisant dans la société camerounaise contemporaine, à l’image de Yannick Noah, l’un des emblèmes du pays). “Partir, c’est trouver une alternative à la misère”, rappelle Baba Wamé.

Baba Wamé sur la scène de Lift09 par MRTNK
Image : Baba Wamé sur la scène de Lift par MRTNK.

Outre le fait que sur les sites de rencontre, les femmes peuvent s’inscrire gratuitement, la facilité d’utilisation de l’internet et l’amélioration des lieux de connexion (débits élevés, salles climatisées, box assurant la discrétion nécessaire pour se déshabiller devant l’oeil de la webcam…) ont été des facteurs qui ont facilité l’appropriation d’internet par les Camerounaises. “Les femmes camerounaises ont des techniques pour accrocher les hommes sur le net, notamment en établissant des stratégies pour sélectionner les fiches personnelles des partenaires potentiels (elles ne veulent pas des jeunes de moins de 30 ans, ni des noirs américains, et la Suisse est l’un de leur premier pays cible). Ces femmes doivent entretenir de bons rapports avec les moniteurs de cybercafés, car beaucoup surfent sans jamais être allés à l’école, sans même parler le français ou l’anglais, d’où la nécessité d’entretenir parfois de très bonnes relations avec les responsables des cybercafés. Enfin, il faut se souvenir que pour dénicher l’âme soeur, il faut être présent très régulièrement sur ces sites de rencontre : entre 4 et 5 fois par semaine. Chaque mois, il leur faut trouver quelque 150 euros pour supporter leurs frais d’accès, dans un pays où l’on vit avec moins de 2 euros par jour. Toute la famille participe pour financer la connexion, dans l’espoir que les relations internautiques finiront par un mariage, qui aura des retombées financières positives pour toute la famille.

A Yaoundé, seulement 10 à 15 % des Camerounaises qui utilisent un site de rencontre finissent par se marier. Mais 60 % de celles qui trouvent un mari en Europe finissent dans un réseau de prostitution. C’est peut-être cela la réalité des sites de rencontres vue d’Afrique.

Metromantics : le métro romantique à l’heure des TIC

Frank Beau est un chercheur indépendant (qui a souvent contribué à InternetActu.net), auteur d’un excellent livre sur les transformations de notre culture à l’heure des jeux vidéos (Culture d’univers). Il s’est intéressé pour la Régie autonome des transports parisiens (Ratp), aux transformations de nos relations dans les transports. A quoi ressemblera le métro de demain ? Il sera à la fois un moyen de transport et d’échanges, assure Frank Beau. “Mais comment une machine à flux peut-elle organiser un tissage entre les particules ?” Internet permet-il d’éclairer l’avenir de nos échanges dans le métro ? Ce sont quelques-unes des questions que pose “l’amour mobile” (alias “metromantics”), l’étude que Frank a réalisée pour la Ratp et qu’il nous présente.

Assurément, le métro est un endroit propice à la rencontre, comme le montrent les sites de “retrouvailles” tels que DisLeLui ou ParisBulle, qui servent aux usagers à lancer des bouteilles à la mer pour retrouver les personnes qu’elles y ont rencontrées. Frank est parti des récits postés sur ces sites pour les analyser et découvrir la forme commune à ces messages, qui tous se structurent de la même façon : un lieu, une histoire (avec un début et une fin), un désir, un espoir. Le langage qui se met en place entre deux personnes qui se croisent dans le métro est le contraire d’internet : c’est un langage non verbal, qui s’appuie sur le regard. Le regard est un choc électrique. Il est la “connexion”. Mais comment passer de la connexion à l’échange ? Du regard au sourire ? C’est souvent ce que racontent les histoires que les gens postent sur ces sites. Pour cela, il y a des objets transitionnels : les corps bien sûr (le contact de la main, de l’épaule, des cheveux, voire de la nourriture…) composent des manières de se rapprocher selon un complexe “Tétris des corps”. L’espace et le temps également : se rendre compte qu’on est dans le même espace, qu’on partage le même temps, qu’on participe de mêmes communautés de déplacements est important. Enfin, il y a de vrais objets transitionnels comme la musique, la lecture (le livre est en cause dans la moitié des annonces et donne prétexte à communication, car c’est à la fois ce qu’on lit et ce que les autres lisent qu’on lit) ou les téléphones mobiles. Dans le romantisme urbain de la rencontre, on projette assurément l’imaginaire amoureux d’une époque.

Frank Beau à Lift09 par MRNTK
Image : Frank Beau sur la scène de Lift par MRTNK.

Qu’est-ce qui explique qu’il y ait des coups de foudre dans le métro ? C’est d’abord la coprésence ainsi que la diversité du public (qui démultiplie les possibles), mais également la force d’un lieu qui privilégie la communication non verbale (en cela, le métro est l’anti-internet, qui “verbalise d’abord”). Le métro est une zone autonome temporaire, comme la définissait Hakim Bay, qui favorise l’intensité, qui focalise toute action ou tout regard en acte pour ceux qui participent du même espace. C’est ce qui explique que le métro, ce théâtre de l’éphémère, favorise des émotions particulières.

Dans ce contexte, les technologies de rencontre permettent de resynchroniser nos émotions, comme LoveGetty, le service original de BlueDating (de rencontre par mobile via la technologie sans fil Bluetooth, permettant de détecter à proximité des profils complémentaires au sien) né au Japon en 1998. “Ne sommes-nous pas en train d’inventer des techno-phéromones ?”, s’amuse Frank Beau. Les technologies nous permettent d’augmenter le territoire de négociation de nos rencontres (à l’image des papillons capables de ressentir leurs partenaires jusqu’à 10 kilomètres). Les profils des sites sociaux deviennent les signaux de ces phéromones. Reste à comprendre les codes sociaux de la négociation dans la relation qui s’instaure. Est-ce que la technologie peut les faire évoluer ? C’est ce à quoi s’amuse Frank Beau en imaginant un scénario délirant sur l’amour au 21e siècle. Que donnerait le développement du mobile dating, la “technopheromonisation” des espaces publics urbains, les oppositions et frictions entre les biolovers (ceux qui privilégient le processus biochimique dans la rencontre) et les technolovers (qui privilégient les outils de rencontre électroniques)… s’emballe Frank Beau, jusqu’à imaginer extraire une énergie de ces coups de foudre (le libidon) et développer un jour une phéromonnaie, nous permettant d’échanger l’énergie de nos sentiments…

Fou ? Forcément, mais ne faut-il pas un peu de folie pour oser parler d’amour sur l’internet à l’heure où la comparaison des profils tient lieu de sentiments ?

lift09, web 2.0

Tags : internet, flux, site

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Le mar 5

A la conférence Lift, nombreux étaient les intervenants venus nous expliquer comment le numérique peut nous aider à mieux comprendre l’avenir de nos villes.

Villes du futur

Dans les années 1990, l’utopie était celle du virtuel, explique l’architecte Carlo Ratti. Selon George Gilder, le gourou des nouvelles technologies, les villes devaient même disparaître. Force est de constater qu’il n’en est rien. 5 milliards de personnes vivront dans des villes en 2030.

Aujourd’hui, on sait que les couches physiques et numériques se combinent pour permettre d’inventer de nouveaux usages de l’espace urbain. La superposition de ces couches produit de nouveaux types de représentation du territoire, de “cartes”. On ne fait plus des cartes 1:400, ni 1:1 (ce que l’on considérait à juste titre comme impossible, “la carte n’est pas le territoire”), mais 1000000:1… C’est-à-dire autant que chaque individu dresse sa propre carte du territoire, avec pour objectif de traduire la complexité du monde en simplicité de sa compréhension.

Carlo Ratti sur la scène de Lift par RaphaelleLift
Image : c. Carlo Ratti sur la scène de Lift, par RaphaelleLift avec son autorisation.

Le Senseable City Lab de l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT) ou travaille Carlo Ratti a mené plusieurs expériences de représentation temps réel de l’activité des téléphones mobiles dans des villes telles que Rome (Real-Time Rome) - en France UrbanMobs.fr, que présentait Stéphane Distinguin de FaberNovel, propose le même type de représentations. Cela produit déjà des représentations saisissantes (comme les vidéos de la finale de la coupe du Monde de football ou l’analyse des parcours des bus comparés à la localisation des personnes), permettant de produire des analyses utiles : par exemple, mesurer les déplacements des piétons, des automobiles, des transports publics, aux fins d’en optimiser les rythmes et les itinéraires. Rome Wiki City a prolongé l’expérience en permettant aux gens d’accéder à cette information pour regarder ce qu’ils étaient capables d’en faire.

Dans ce même laboratoire, Fabien Girardin a conduit un projet à Barcelone baptisé Les yeux du Monde qui consistait à analyser le corpus d’images déversé dans le site de partage de photos, Flickr, pour regarder et comparer la densité des images prises par les gens, observer d’où proviennent les photos prises avec certains types de tags comme “art”, “restaurant” ou “fête” pour les localiser (voir les vidéos). De même, les chercheurs ont regardé la localisation de photos par couleurs dominantes comme le “vert”, pour voir d’où elles provenaient, géographiquement. Via ce type d’études, à Florence, il a ainsi été possible de différencier les parcours des touristes et ceux des Italiens, qui ne donnent pas la même image du pays. Américains ou Italiens qui visitent le même territoire ne suivent pas les mêmes chemins, ne visitent pas tout à fait les mêmes endroits.

A gauche, le parcours des touristes américains, à droite les photos des italiens : les parcours ne sont pas les mêmes

Avec qui Manhattan communique ?Avec le MoMa et AT&T, le Sensible City Lab a mené une autre étude, baptisée New York Talk Exchange. Il s’agissait de mesurer les connexions (via les réseaux de télécommunication, téléphoniques et internet) entre New York et le reste de la planète. On peut voir les connexions naître, monter ou diminuer selon les fuseaux horaires, les destinations, les rythmes de travail. Les flux d’information signalent des flux d’activité, de relation, d’appartenance. Quand on observe plus finement les quartiers de New York, on constate que leurs connexions au reste du monde sont très différentes. Des compagnies aériennes ont imaginé d’utiliser ces données pour optimiser leurs dessertes ; Western Union, pour relocaliser ses bureaux et de faire des propositions “ethniques” plus fines, quartier par quartier ; des politiciens, pour adapter leur discours aux communautés actives dans chaque quartier…

Peut-on, à partir de capteurs installés dans le réseau de distribution d’eau, comprendre les usages de l’eau dans une ville ? C’était le thème du “pavillon de l’eau numérique” produit par le laboratoire pour l’expo universelle de Saragosse. Ses murs étaient des chutes d’eau, qui s’interrompaient pour laisser entrer les visiteurs (voir la vidéo).

Le Senseable City Lab a d’autres projets à venir. Pour le Sommet de la planète des Nations Unies, qui se tiendra à Copenhague en 2009, le laboratoire (en collaboration avec le Smart Cities Group de Bill Mitchell) a imaginé des bicyclettes augmentées, permettant aux cyclistes d’échanger de l’information entre eux, comme l’explique le MIT. Elles récupèrent une part de l’énergie de freinage pour développer l’assistance électrique ; elles retracent leurs mouvements et les partagent ; elles mesurent l’exposition à certains agents polluants.

Un autre projet, Waste and the City (TrashTrack), consiste à placer quelques étiquettes intelligentes dans des poubelles de New York et en suivre l’itinéraire - où vont-elles, lesquelles se recyclent, où les dépose-t-on à la fin ?…

Les futurs des infrastructures

L’architecte et designer australien, Dan Hill du célèbre cabinet Arup, est venu parler des infrastructures “molles”, c’est-à-dire des infrastructures logicielles, servicielles, informationnelles et sociales, qui sont beaucoup plus fragiles que les infrastructures matérielles. Or, ce sont elles qui déterminent dans une large mesure l’expérience de l’utilisateur d’un lieu, d’un moyen de transport, d’un produit.

Les utopies urbaines des années passées ont produit l’étalement urbain et ses problèmes sociaux, économiques et environnementaux. Ceux qui ont pensé les infrastructures de mobilité pensaient la ville comme une série de tubes destinés à accélérer les mouvements. Même quand on pense à lutter contre l’automobile, la réponse consiste à accélérer les autres mouvements, y compris, par exemple, à rendre les trottoirs roulants (comme, déjà, lors de l’exposition universelle de Paris au début du siècle passé).

Dan Hill par Vladounet
Image : cc. Dan Hill à Lift, par Vladounet.

Il est important de comprendre que ces mouvements ne proviennent pas à l’origine de la technologie, mais des structures humaines : par exemple le développement de la propriété des logements ; le déplacement des industries à l’extérieur des villes. Et l’utopie d’une “société de loisirs”, qui accompagnait ces mouvements, ne s’est pas réalisée.

On peut changer des choses aussi dures que les transports en en changeant les infrastructures informationnelles. C’est l’idée derrière le projet CityCar du Smart Cities Lab du MIT qui réfléchit à des voitures à la demande, plutôt que des voitures qu’on possède et utilise peu, et qui sont toujours les mêmes. Les vélos à la demande comme Velov’ et Velib relèvent aussi de la même idée : ces réseaux changent la ville sans en transformer lourdement l’infrastructure matérielle ; ils produisent aussi de nouvelles représentations de la ville, qui deviennent à leur tour utilisables pour aider les gens à organiser leurs déplacements.

Dan Hill travaille ainsi à des signalétiques dynamiques dans la ville, affichées dans les lieux ou sur des appareils personnels, qui permettent de se sentir “en contrôle” des infrastructures de transport.

L’ennui est que pour l’essentiel, l’aspect numérique de ces pratiques et de ces échanges est invisible. L’activité des villes industrielles ou agricoles, ou commerçantes, donnait une identité aux lieux qu’on traversait, alors que l’activité invisible des “travailleurs du savoir” n’en produit pas. Il faut tâcher de rendre visible nos activités numériques. Dan Hill tente ainsi, par exemple, de rendre visible l’intensité des réseaux Wi-Fi dans l’espace sous la forme d’architectures spatiales ; de rendre visible les requêtes aux moteurs de recherche ou aux réseaux sociaux dans un lieu donné permettant de connaître les nationalités des gens qui le traversent, leurs noms… ; de rendre visible à l’extérieur d’un bâtiment l’activité qui l’habite comme le nuage vert rend visible notre consommation énergétique…

La capture de signaux d’activité par des capteurs rétroagit sur l’activité, via l’information. Il nous faut travailler ces boucles de rétroaction, explique le designer. La ville produit des “nuages de données”, mais la clé est d’apprendre à les interpréter et à les représenter. Nous avons aujourd’hui l’occasion de repenser nos villes à partir de notre capacité à les “connaître”, y compris en temps réel. C’est ce que Dan Hill appelle la ville adaptative : révéler l’infrastructure invisible de la ville.

La ville du futur pensée comme un cadeau (empoisonné)

Pour la sociologue et anthropologue canadienne Anne Galloway, nous avons de multiples manières de désigner la ville du futur. On parle de villes hybrides, sensibles, mobiles, adaptatives, piratables… autant de mots qui expriment des attentes, des angles de vues, des choix. Mais le risque des possibles que nous dessinons est d’ignorer ceux qui vivront dans ces villes.

Ann Galloway par MRTNK
Image : CC. Anne Galloway sur la scène de Lift, par MRTNK.

“Et si l’on imaginait la ville du futur comme un cadeau que l’on voudrait faire aux gens ?”, suggère Ann Galloway, dans toute la complexité qu’implique le fait de penser, d’offrir, de recevoir un cadeau. Que pourrait-on faire de ces masses d’information que produisent les villes que nous ont montrées Carlo Ratti et Dan Hill ? Les gens vont-ils participer plus activement à la vie politique de leur ville en cartographiant leur environnement ? Pas si sûr, car tout le monde ne veut pas participer à la collecte de données et tout le monde ne sait pas lire ces données. Tout le monde n’a pas la capacité de produire du sens à partir des données collectées. On le voit à l’aune de cet exemple, le public concerné par la participation à la collecte de données locales n’est pas si large. Il concerne plutôt des micro-communautés, des communautés actives.

“On ne résoud pas globalement les problèmes urbains de cette manière pour autant qu’il y ait encore des manières de les résoudre globalement”. D’autre part, précise-t-elle, quand les données scientifiques sont les informations les plus appropriées qu’un citoyen puisse collecter, l’action politique repose sur la conformité aux structures existantes de connaissance et de pouvoir. Les capteurs capturent des données définies à l’avance, considérées comme appropriées par ceux qui savent, qui ont conçu, produit, choisi les capteurs. Il y a aussi l’hypothèse sous-jacente, selon laquelle les mesures objectives comptent plus que la subjectivité. “Ce n’est pas une mauvaise hypothèse : mais c’est un choix !”

L’émergence du citoyen-capteur, comme elle les appelle, n’est pas aussi évident qu’il y paraît. Comme le suggère Anne Galloway, il nous faut à la fois expérimenter, explorer de nouvelles formes d’action politique, et en même temps analyser les limites et les biais de ces actions. “Je crois en effet que nous ne pourrons produire des transformations profondes et durables qu’en dépassant - ou en contournant - ces limitations.”

La construction d’une ville nouvelle doit donc être un échange entre deux questions : Quelle ville voulons-nous offrir ? Quelle ville espérons-nous recevoir ?

Hubert Guillaud et Daniel Kaplan

villes2.0

Tags : FAI, net, traffic

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Le mar 1

Image pour le titre du contenu
Le site Nettuts publie un nouveau tutorial permettant de créer une galerie d’images à partir de votre compte flickr avec l’aide de SimplePie.
Pour rappel, SimplePie est un outil développé en PHP pour analyser le flux XML (comme le RSS).
Ce tutorial vous montrera la possibilité de récupérer certaines informations disponibles et de les traiter pour en extraire le contenu.
Tags : internet, rss, flux

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