Le mar 10

Intérêt de la compression

De nos jours, l’accent est souvent mis sur la performance des sites et les économies de bande passante. Les temps d’accès et de téléchargement se mesurent (très précisément avec de nombreux outils) en millisecondes. De nombreuses recommandations provenant de Google et Yahoo font mention de la compression des pages avant leur transit sur le réseau.

  1. Le serveur compresse les données (code HTML, CSS…)
  2. Les fichiers transitent par le réseau via HTTP
  3. Le navigateur décompresse les données avant de les interpréter

Tar Gzip

Ce qui représentait une charge supplémentaire pour les serveurs web à l’époque où leur puissance était moindre, peut désormais devenir négligeable en regard des améliorations apportées, notamment pour les navigateurs mobiles. Si la compression impose une charge trop importante à votre serveur, il est possible de pré-compresser les contenus, les placer en cache et les délivrer directement.

Ces techniques qui sont prévues depuis HTTP/1.1 (1999) peuvent tout à fait être mises en Å“uvre pour les documents HTML mais aussi CSS, XML ou JavaScript. Il est inutile de s’en servir pour les fichiers binaires (images, vidéos, PDF…). Elles ne vous dispensent pas de réduire initialement la taille des fichiers HTML ou CSS (les “minifier”) en appliquant d’autres critères tels que la suppression des espaces excédentaires ou des commentaires inutiles.

Zip

Navigateurs

La première interrogation - dans le monde impitoyable de la création web et des guerres entre navigateurs modernes et antiques - concerne le support de cette fonctionnalité. Or, ici, bonne nouvelle : on peut considérer que la totalité des navigateurs supportent la décompression des pages avec HTTP/1.1 :

  • Netscape depuis 4.06

  • Microsoft Internet Explorer depuis 4.0*
  • Opera depuis 5.12
  • Firefox toutes versions
  • Google Chrome toutes versions
  • Safari toutes versions

* avec quelques petits bugs jusqu’aux versions 5.0 et 6.0 comprises

De plus, il incombe aux navigateurs d’envoyer un en-tête HTTP indiquant les types de pages compressées supportées . Si cet en-tête ne figure pas dans ceux reçus par le serveur, il lui suffit de ne pas activer la compression.

GET / HTTP/1.1
Host: www.alsacreations.com
Accept-Encoding: gzip
User-Agent: Firefox/3.6

Le serveur répond alors de la même manière, grâce à Content-Encoding, et en faisant suivre par le contenu compressé de la page.

HTTP/1.1 200 OK
Server: Apache
Content-Type: text/html
Content-Encoding: gzip
Content-Length: 13337

...

Deux formats coexistent :

  • Deflate, algorithme qui couple LZ77 et le codage de Huffman.
  • Gzip, évolution de Deflate, un peu plus performant, mieux supporté, plus répandu.

Mise en place au niveau des serveurs web

Logo Apache

Attention : les indications suivantes doivent être ajustées selon votre configuration et vos besoins.

Apache est équipé du module officiel mod_deflate depuis sa version 2.0 qui utilise zlib, et de mod_gzip ou mod_deflate pour sa version 1.3. Ces modules sont désactivés par défaut, mais peuvent être activés dans la configuration générale du serveur si vous y avez accès. Par défaut mod_deflate permet de spécifier les types de fichiers à compresser à la volée grâce à la directive AddOutputFilterByType DEFLATE. Une fois ces modules disponibles vous pouvez également exploiter les fichiers .htaccess dans chaque répertoire pour plus de souplesse (voir au point suivant).

Apache 2

En ligne de commande avec les droits root pour activer les modules nécessaires :

a2enmod headers
a2enmod deflate
/etc/init.d/apache2 restart

Éventuellement en ajoutant aussi un fichier dans mods-available/deflate.load et un lien symbolique vers celui-ci dans mods-enabled/, ou une ligne dans httpd.conf :

LoadModule deflate_module /usr/lib/apache2/modules/mod_deflate.so

Sous Windows, il faudra indiquer le chemin du fichier .dll éponyme. Attention : si un lien symbolique vers mod_deflate.conf est déjà présent dans mods-enabled avec une directive de configuration générale, il est possible que tous vos fichiers soient déjà délivrés compressés. Faites un test avant tout - voir en fin d’article.

Puis il faut ajouter des directives à la configuration (par exemple dans un fichier situé dans /etc/apache2/conf.d/) pour compresser des types de fichiers bien spécifiques, dans un répertoire spécifique lui aussi. Ceci est recommandé lorsque l’on place toutes les feuilles de style dans un répertoire indépendant, ainsi que les JavaScripts, car le but n’est pas de (re)compresser tous les fichiers hébergés sur le serveur web mais de se focaliser sur l’essentiel. Il est donc possible d’indiquer <Location /css> pour n’appliquer ces règles que sur ce répertoire (on considère ici l’URL) et ses descendants, ou d’utiliser <Directory /chemin/absolu/vers/css> si l’on se réfère au système de fichiers.

<IfModule mod_deflate.c>
 DeflateCompressionLevel 1
</IfModule>

<Location />
 AddOutputFilterByType DEFLATE text/plain
 AddOutputFilterByType DEFLATE text/xml
 AddOutputFilterByType DEFLATE text/html
 AddOutputFilterByType DEFLATE text/css
 AddOutputFilterByType DEFLATE image/svg+xml
 AddOutputFilterByType DEFLATE application/xhtml+xml
 AddOutputFilterByType DEFLATE application/xml
 AddOutputFilterByType DEFLATE application/rss+xml
 AddOutputFilterByType DEFLATE application/atom_xml
 AddOutputFilterByType DEFLATE application/x-javascript
 AddOutputFilterByType DEFLATE application/x-httpd-php
 AddOutputFilterByType DEFLATE application/x-httpd-fastphp
 AddOutputFilterByType DEFLATE application/x-httpd-eruby

 SetOutputFilter DEFLATE

 SetEnvIfNoCase Request_URI \.(?:gif|jpe?g|png)$ no-gzip dont-vary
 SetEnvIfNoCase Request_URI \.(?:exe|t?gz|zip|bz2|sit|rar)$ no-gzip dont-vary
 SetEnvIfNoCase Request_URI \.(?:pdf|avi|mov|mp3|mp4|rm)$ no-gzip dont-vary

 BrowserMatch ^Mozilla/4 gzip-only-text/html
 BrowserMatch ^Mozilla/4\.0[678] no-gzip
 BrowserMatch \bMSIE !no-gzip !gzip-only-text/html

 # Pour les proxies
 Header append Vary User-Agent env=!dont-vary
</Location>
DeflateCompressionLevel
Indique le facteur de compression, de 1 (faible, par défaut) à 9 (fort).
AddOutputFilterByType DEFLATE text/html
Applique la compression sur les fichiers de type mime text/html
SetOutputFilter DEFLATE
Active le filtre compression.
SetEnvIfNoCase Request_URI \.(?:gif|jpe?g|png)$ no-gzip dont-vary
Exclut les fichiers binaires de type .gif .jpg .jpeg .png
BrowserMatch ^Mozilla/4 gzip-only-text/html
Applique ou désactive la compression (et variantes) pour certains navigateurs. Dans l’exemple ci-dessus, on exclut Netscape 4.x qui gère mal la compression des types autres que text/html, et les 4.06, 4.07, 4.08 qui le font encore plus mal pour tous les types de fichiers. La dernière instruction BrowserMatch rétablit la compression pour Internet Explorer qui s’identifiait aussi en tant que Mozilla/4 dans l’en-tête User-Agent.

N’oubliez pas de redémarrer (restart) ou recharger (reload) Apache après chaque modification de la configuration.

/etc/init.d/apache2 restart

Apache 1.3

Activation du module dans httpd.conf :

LoadModule gzip_module modules/mod_gzip.so

Puis configuration, semblable à celle mentionnée auparavant :

<IfModule mod_gzip.c>
   mod_gzip_on Yes
   mod_gzip_can_negotiate Yes
   mod_gzip_static_suffix .gz
   AddEncoding gzip .gz
   mod_gzip_update_static No
   mod_gzip_command_version '/mod_gzip_status'
   mod_gzip_temp_dir /tmp
   mod_gzip_keep_workfiles No
   mod_gzip_minimum_file_size 500
   mod_gzip_maximum_file_size 500000
   mod_gzip_maximum_inmem_size 60000
   mod_gzip_min_http 1000
   mod_gzip_handle_methods GET POST
   mod_gzip_item_exclude reqheader "User-agent: Mozilla/4.0[678]"
   mod_gzip_item_include file \.html$
   mod_gzip_item_include file \.htm$
   mod_gzip_item_include file \.php3$
   mod_gzip_item_include file \.php$
   mod_gzip_item_include file \.js$
   mod_gzip_item_include file \.css$
   mod_gzip_item_include mime ^text/
   mod_gzip_item_exclude mime ^httpd/unix-directory
   mod_gzip_item_exclude mime ^image/
   mod_gzip_dechunk Yes
   mod_gzip_add_header_count Yes
   mod_gzip_send_vary Yes
</IfModule>

N’oubliez pas de recharger Apache après chaque modification de la configuration.

/usr/sbin/apachectl graceful

Les options sont relativement parlantes (pour les anglophones), elles ne seront pas détaillées dans cet article.

Microsoft IIS

IIS supporte la compression depuis la version 4, mais celle-ci est victime de bugs. Dans la version 5, les efforts de Microsoft n’ont pas porté leurs fruits puisque celle-ci est toujours instable. C’est enfin dans la version 6 que la compression HTTP a été finalisée. Cependant elle nécessite quelques manipulations (voir documentation Microsoft : Using HTTP Compression for Faster Downloads (IIS 6.0) et tutoriel en français pour activer la compression GZip dans IIS6.

Les autres serveurs restent marginaux. Lighttpd est équipé du module bien nommé mod_compress.

Solutions rapides avec un .htaccess pour Apache

Les fichiers .htaccess sont des fichiers placés à la base d’un répertoire et modifiant le comportement du serveur pour les fichiers qu’il contient. On peut y placer les instructions de configuration mentionnées ci-dessus (sans la directive Location ou Directory).

Voici des exemples testés et exploités sur Alsacreations.com. Si vous obtenez des erreurs HTTP 500 après la mise en place du fichier .htaccess, vérifiez sa syntaxe, l’adéquation avec votre type de serveur et la disponibilité des modules. Vous pouvez également combiner le tout avec des options de cache (mod_expires dans l’exemple pour Apache 1.3) pour éviter de servir plusieurs fois le même contenu aux visiteurs et sa compression par le serveur - ceci relève d’un autre article.

Apache 2

Contenu du fichier .htaccess, dans le répertoire contenant les fichiers CSS et JavaScript.

# Apache 2.0
SetOutputFilter DEFLATE
AddOutputFilterByType DEFLATE text/html text/css text/plain text/xml application/x-javascript

Apache 1.3

# Compression pour fichiers CSS
<IfModule mod_gzip.c>
    mod_gzip_on       Yes
    mod_gzip_dechunk  Yes
    mod_gzip_minimum_file_size 1024
    mod_gzip_maximum_file_size 100000
    mod_gzip_item_include file \.css$
    mod_gzip_item_include mime ^text/css$
</IfModule>

<IfModule mod_expires.c>
    ExpiresActive on
    ExpiresDefault "access plus 1 month"
    ExpiresByType text/css "access plus 1 day"
    ExpiresByType image/png "access plus 1 week"
    ExpiresByType image/gif "access plus 1 week"
    ExpiresByType image/jpeg "access plus 1 week"
</IfModule>
# Compression pour fichiers JS
<IfModule mod_gzip.c>
    mod_gzip_on       Yes
    mod_gzip_dechunk  Yes
    mod_gzip_minimum_file_size 512
    mod_gzip_maximum_file_size 1000000
    mod_gzip_item_include file \.js$
    mod_gzip_item_include mime ^application/x-javascript.*
</IfModule>

# Cache
<IfModule mod_expires.c>
    ExpiresActive on
    ExpiresByType application/x-javascript "access plus 1 month"
</IfModule>

Solution alternative en PHP

La fonction ob_gzhandler et l’ensemble des fonctions de type ob_* disponibles depuis PHP4 permettent la gestion du tampon de sortie, c’est à dire des données qui seront envoyées au navigateur. Il est alors possible de générer le contenu complet de la page et de le compresser avec Gzip avant envoi. On active le tampon en début de script avec ob_start, et on le vide à la fin avec ob_end_flush.

La fonction ob_gzhandler a le mérite de vérifier les types de compressions supportés par le navigateur (gzip, deflate ou aucun) avant de retourner le contenu du tampon de manière appropriée. Si le navigateur ne supporte pas les pages compressées, cette fonction retournera false.

<?php
ob_start("ob_gzhandler");
?>
... Le reste du code ...
<?php
ob_end_flush();
?>

Bien sûr, ceci est à adapter en fonction de la structure de votre site. Il ne suffit pas toujours de placer ces instructions en début et en fin de script PHP car de nombreux CMS utilisent déjà leur propre système de buffer (tampon) interne.

Tests dans la pratique

Vous pourrez aisément vérifier le bon déroulement du transfert et de la décompression en vérifiant les propriétés de la page dans le navigateur (dans Firefox : clic bouton droit, Informations sur la page, onglet Général, Taille). Comparez la taille du fichier original et la taille lue (à l’octet près).

Taille de la page sous Firefox

Aucun tag pour cet article.

Le mar 10

Intérêt de la compression

De nos jours, l’accent est souvent mis sur la performance des sites et les économies de bande passante. Les temps d’accès et de téléchargement se mesurent (très précisément avec de nombreux outils) en millisecondes. De nombreuses recommandations provenant de Google et Yahoo font mention de la compression des pages avant leur transit sur le réseau.

  1. Le serveur compresse les données (code HTML, CSS…)
  2. Les fichiers transitent par le réseau via HTTP
  3. Le navigateur décompresse les données avant de les interpréter

Tar Gzip

Ce qui représentait une charge supplémentaire pour les serveurs web à l’époque où leur puissance était moindre, peut désormais devenir négligeable en regard des améliorations apportées, notamment pour les navigateurs mobiles. Si la compression impose une charge trop importante à votre serveur, il est possible de pré-compresser les contenus, les placer en cache et les délivrer directement.

Ces techniques qui sont prévues depuis HTTP/1.1 (1999) peuvent tout à fait être mises en Å“uvre pour les documents HTML mais aussi CSS, XML ou JavaScript. Il est inutile de s’en servir pour les fichiers binaires (images, vidéos, PDF…). Elles ne vous dispensent pas de réduire initialement la taille des fichiers HTML ou CSS (les “minifier”) en appliquant d’autres critères tels que la suppression des espaces excédentaires ou des commentaires inutiles.

Zip

Navigateurs

La première interrogation - dans le monde impitoyable de la création web et des guerres entre navigateurs modernes et antiques - concerne le support de cette fonctionnalité. Or, ici, bonne nouvelle : on peut considérer que la totalité des navigateurs supportent la décompression des pages avec HTTP/1.1 :

  • Netscape depuis 4.06

  • Microsoft Internet Explorer depuis 4.0*
  • Opera depuis 5.12
  • Firefox toutes versions
  • Google Chrome toutes versions
  • Safari toutes versions

* avec quelques petits bugs jusqu’aux versions 5.0 et 6.0 comprises

De plus, il incombe aux navigateurs d’envoyer un en-tête HTTP indiquant les types de pages compressées supportées . Si cet en-tête ne figure pas dans ceux reçus par le serveur, il lui suffit de ne pas activer la compression.

GET / HTTP/1.1
Host: www.alsacreations.com
Accept-Encoding: gzip
User-Agent: Firefox/3.6

Le serveur répond alors de la même manière, grâce à Content-Encoding, et en faisant suivre par le contenu compressé de la page.

HTTP/1.1 200 OK
Server: Apache
Content-Type: text/html
Content-Encoding: gzip
Content-Length: 13337

...

Deux formats coexistent :

  • Deflate, algorithme qui couple LZ77 et le codage de Huffman.
  • Gzip, évolution de Deflate, un peu plus performant, mieux supporté, plus répandu.

Mise en place au niveau des serveurs web

Logo Apache

Attention : les indications suivantes doivent être ajustées selon votre configuration et vos besoins.

Apache est équipé du module officiel mod_deflate depuis sa version 2.0 qui utilise zlib, et de mod_gzip ou mod_deflate pour sa version 1.3. Ces modules sont désactivés par défaut, mais peuvent être activés dans la configuration générale du serveur si vous y avez accès. Par défaut mod_deflate permet de spécifier les types de fichiers à compresser à la volée grâce à la directive AddOutputFilterByType DEFLATE. Une fois ces modules disponibles vous pouvez également exploiter les fichiers .htaccess dans chaque répertoire pour plus de souplesse (voir au point suivant).

Apache 2

En ligne de commande avec les droits root pour activer les modules nécessaires :

a2enmod headers
a2enmod deflate
/etc/init.d/apache2 restart

Éventuellement en ajoutant aussi un fichier dans mods-available/deflate.load et un lien symbolique vers celui-ci dans mods-enabled/, ou une ligne dans httpd.conf :

LoadModule deflate_module /usr/lib/apache2/modules/mod_deflate.so

Sous Windows, il faudra indiquer le chemin du fichier .dll éponyme. Attention : si un lien symbolique vers mod_deflate.conf est déjà présent dans mods-enabled avec une directive de configuration générale, il est possible que tous vos fichiers soient déjà délivrés compressés. Faites un test avant tout - voir en fin d’article.

Puis il faut ajouter des directives à la configuration (par exemple dans un fichier situé dans /etc/apache2/conf.d/) pour compresser des types de fichiers bien spécifiques, dans un répertoire spécifique lui aussi. Ceci est recommandé lorsque l’on place toutes les feuilles de style dans un répertoire indépendant, ainsi que les JavaScripts, car le but n’est pas de (re)compresser tous les fichiers hébergés sur le serveur web mais de se focaliser sur l’essentiel. Il est donc possible d’indiquer <Location /css> pour n’appliquer ces règles que sur ce répertoire (on considère ici l’URL) et ses descendants, ou d’utiliser <Directory /chemin/absolu/vers/css> si l’on se réfère au système de fichiers.

<IfModule mod_deflate.c>
 DeflateCompressionLevel 1
</IfModule>

<Location />
 AddOutputFilterByType DEFLATE text/plain
 AddOutputFilterByType DEFLATE text/xml
 AddOutputFilterByType DEFLATE text/html
 AddOutputFilterByType DEFLATE text/css
 AddOutputFilterByType DEFLATE image/svg+xml
 AddOutputFilterByType DEFLATE application/xhtml+xml
 AddOutputFilterByType DEFLATE application/xml
 AddOutputFilterByType DEFLATE application/rss+xml
 AddOutputFilterByType DEFLATE application/atom_xml
 AddOutputFilterByType DEFLATE application/x-javascript
 AddOutputFilterByType DEFLATE application/x-httpd-php
 AddOutputFilterByType DEFLATE application/x-httpd-fastphp
 AddOutputFilterByType DEFLATE application/x-httpd-eruby

 SetOutputFilter DEFLATE

 SetEnvIfNoCase Request_URI \.(?:gif|jpe?g|png)$ no-gzip dont-vary
 SetEnvIfNoCase Request_URI \.(?:exe|t?gz|zip|bz2|sit|rar)$ no-gzip dont-vary
 SetEnvIfNoCase Request_URI \.(?:pdf|avi|mov|mp3|mp4|rm)$ no-gzip dont-vary

 BrowserMatch ^Mozilla/4 gzip-only-text/html
 BrowserMatch ^Mozilla/4\.0[678] no-gzip
 BrowserMatch \bMSIE !no-gzip !gzip-only-text/html

 # Pour les proxies
 Header append Vary User-Agent env=!dont-vary
</Location>
DeflateCompressionLevel
Indique le facteur de compression, de 1 (faible, par défaut) à 9 (fort).
AddOutputFilterByType DEFLATE text/html
Applique la compression sur les fichiers de type mime text/html
SetOutputFilter DEFLATE
Active le filtre compression.
SetEnvIfNoCase Request_URI \.(?:gif|jpe?g|png)$ no-gzip dont-vary
Exclut les fichiers binaires de type .gif .jpg .jpeg .png
BrowserMatch ^Mozilla/4 gzip-only-text/html
Applique ou désactive la compression (et variantes) pour certains navigateurs. Dans l’exemple ci-dessus, on exclut Netscape 4.x qui gère mal la compression des types autres que text/html, et les 4.06, 4.07, 4.08 qui le font encore plus mal pour tous les types de fichiers. La dernière instruction BrowserMatch rétablit la compression pour Internet Explorer qui s’identifiait aussi en tant que Mozilla/4 dans l’en-tête User-Agent.

N’oubliez pas de redémarrer (restart) ou recharger (reload) Apache après chaque modification de la configuration.

/etc/init.d/apache2 restart

Apache 1.3

Activation du module dans httpd.conf :

LoadModule gzip_module modules/mod_gzip.so

Puis configuration, semblable à celle mentionnée auparavant :

<IfModule mod_gzip.c>
   mod_gzip_on Yes
   mod_gzip_can_negotiate Yes
   mod_gzip_static_suffix .gz
   AddEncoding gzip .gz
   mod_gzip_update_static No
   mod_gzip_command_version '/mod_gzip_status'
   mod_gzip_temp_dir /tmp
   mod_gzip_keep_workfiles No
   mod_gzip_minimum_file_size 500
   mod_gzip_maximum_file_size 500000
   mod_gzip_maximum_inmem_size 60000
   mod_gzip_min_http 1000
   mod_gzip_handle_methods GET POST
   mod_gzip_item_exclude reqheader "User-agent: Mozilla/4.0[678]"
   mod_gzip_item_include file \.html$
   mod_gzip_item_include file \.htm$
   mod_gzip_item_include file \.php3$
   mod_gzip_item_include file \.php$
   mod_gzip_item_include file \.js$
   mod_gzip_item_include file \.css$
   mod_gzip_item_include mime ^text/
   mod_gzip_item_exclude mime ^httpd/unix-directory
   mod_gzip_item_exclude mime ^image/
   mod_gzip_dechunk Yes
   mod_gzip_add_header_count Yes
   mod_gzip_send_vary Yes
</IfModule>

N’oubliez pas de recharger Apache après chaque modification de la configuration.

/usr/sbin/apachectl graceful

Les options sont relativement parlantes (pour les anglophones), elles ne seront pas détaillées dans cet article.

Microsoft IIS

IIS supporte la compression depuis la version 4, mais celle-ci est victime de bugs. Dans la version 5, les efforts de Microsoft n’ont pas porté leurs fruits puisque celle-ci est toujours instable. C’est enfin dans la version 6 que la compression HTTP a été finalisée. Cependant elle nécessite quelques manipulations (voir documentation Microsoft : Using HTTP Compression for Faster Downloads (IIS 6.0) et tutoriel en français pour activer la compression GZip dans IIS6.

Les autres serveurs restent marginaux. Lighttpd est équipé du module bien nommé mod_compress.

Solutions rapides avec un .htaccess pour Apache

Les fichiers .htaccess sont des fichiers placés à la base d’un répertoire et modifiant le comportement du serveur pour les fichiers qu’il contient. On peut y placer les instructions de configuration mentionnées ci-dessus (sans la directive Location ou Directory).

Voici des exemples testés et exploités sur Alsacreations.com. Si vous obtenez des erreurs HTTP 500 après la mise en place du fichier .htaccess, vérifiez sa syntaxe, l’adéquation avec votre type de serveur et la disponibilité des modules. Vous pouvez également combiner le tout avec des options de cache (mod_expires dans l’exemple pour Apache 1.3) pour éviter de servir plusieurs fois le même contenu aux visiteurs et sa compression par le serveur - ceci relève d’un autre article.

Apache 2

Contenu du fichier .htaccess, dans le répertoire contenant les fichiers CSS et JavaScript.

# Apache 2.0
SetOutputFilter DEFLATE
AddOutputFilterByType DEFLATE text/html text/css text/plain text/xml application/x-javascript

Apache 1.3

# Compression pour fichiers CSS
<IfModule mod_gzip.c>
    mod_gzip_on       Yes
    mod_gzip_dechunk  Yes
    mod_gzip_minimum_file_size 1024
    mod_gzip_maximum_file_size 100000
    mod_gzip_item_include file \.css$
    mod_gzip_item_include mime ^text/css$
</IfModule>

<IfModule mod_expires.c>
    ExpiresActive on
    ExpiresDefault "access plus 1 month"
    ExpiresByType text/css "access plus 1 day"
    ExpiresByType image/png "access plus 1 week"
    ExpiresByType image/gif "access plus 1 week"
    ExpiresByType image/jpeg "access plus 1 week"
</IfModule>
# Compression pour fichiers JS
<IfModule mod_gzip.c>
    mod_gzip_on       Yes
    mod_gzip_dechunk  Yes
    mod_gzip_minimum_file_size 512
    mod_gzip_maximum_file_size 1000000
    mod_gzip_item_include file \.js$
    mod_gzip_item_include mime ^application/x-javascript.*
</IfModule>

# Cache
<IfModule mod_expires.c>
    ExpiresActive on
    ExpiresByType application/x-javascript "access plus 1 month"
</IfModule>

Solution alternative en PHP

La fonction ob_gzhandler et l’ensemble des fonctions de type ob_* disponibles depuis PHP4 permettent la gestion du tampon de sortie, c’est à dire des données qui seront envoyées au navigateur. Il est alors possible de générer le contenu complet de la page et de le compresser avec Gzip avant envoi. On active le tampon en début de script avec ob_start, et on le vide à la fin avec ob_end_flush.

La fonction ob_gzhandler a le mérite de vérifier les types de compressions supportés par le navigateur (gzip, deflate ou aucun) avant de retourner le contenu du tampon de manière appropriée. Si le navigateur ne supporte pas les pages compressées, cette fonction retournera false.

<?php
ob_start("ob_gzhandler");
?>
... Le reste du code ...
<?php
ob_end_flush();
?>

Bien sûr, ceci est à adapter en fonction de la structure de votre site. Il ne suffit pas toujours de placer ces instructions en début et en fin de script PHP car de nombreux CMS utilisent déjà leur propre système de buffer (tampon) interne.

Tests dans la pratique

Vous pourrez aisément vérifier le bon déroulement du transfert et de la décompression en vérifiant les propriétés de la page dans le navigateur (dans Firefox : clic bouton droit, Informations sur la page, onglet Général, Taille). Comparez la taille du fichier original et la taille lue (à l’octet près).

Taille de la page sous Firefox

Aucun tag pour cet article.

Le mar 10

Daniel Roth pour Wired a publié un passionnant article sur l’avenir de l’argent à l’heure du numérique où il observe comment ingénieurs et entrepreneurs attaquent l’écosystème du paiement, à la recherche de nouveaux moyens “pour démolir la forteresse que les banques et sociétés de crédits ont construite”.

Il y évoque bien sûr de nombreux services, comme Twittpay, un service de micropaiement adapté à Twitter, qui vous permet d’envoyer un micro-paiement via un simple Tweet pour autant que vous soyez abonné au service. Square, le prometteur lecteur de carte de crédit qui se branche sur n’importe quel terminal, même mobile… Obopay, qui permet de transférer de l’argent d’un téléphone à un autre juste depuis son code PIN. Zong qui permet de donner son numéro de téléphone plutôt que son numéro de carte de crédit pour payer et d’être facturé de ses achats directement sur sur sa facture télécom, qui signe peut-être le retour du modèle du “kiosque”. GetGiving, une application mobile qui utilise PayPal pour permettre aux organismes de bienfaisance d’accepter des petits dons sans avoir à payer les frais exorbitants de transaction par carte de crédit. Ou encore le Ven, cette monnaie virtuelle développée par Hub Culture

La couverture du dernier numéro de Wired

Sans compter les nombreuses plates-formes de prêt en P2P comme Dwolla, Propser, Zopa ou KivaOu celles de gestion de compte distribués, des systèmes sociaux de gestion de finances personnelles, comme Mint ou GreenSherpa

Il faut dire que nombreux sont ceux qui s’intéressent aux nouvelles formes de paiement permises par l’électronique. Et pas nécessairement que de petits acteurs : Google tente de contourner les prélèvements des intermédiaires avec son propre système de paiement CheckOut ; Facebook est également en train de développer son propre système de paiement de biens virtuels, Facebook Credits associé à PayPal ; Apple permet désormais à ceux qui développent des applications de facturer des frais d’abonnement directement via iTunes… “Environ 20 % de toutes les transactions en ligne se déroulent à présent sur ce qu’on appelle les systèmes de paiement de remplacement, selon le cabinet de conseil Javelin Strategy and Research. Il s’attend à ce que ce nombre atteigne 30 % d’ici seulement 3 ans”, précise Wired.

Le blogueur américain Dave McClure va plus loin : l’avenir du commerce en ligne dépend de ce nouveau modèle d’abonnement à des services de paiement virtuels. La bataille que Google, Facebook, Apple et d’autres se livrent est bien celle de la maîtrise de notre porte-monnaie. “D’ici 2015, le login par défaut et la méthode de paiement sur le web passera par Facebook Connect, Gmail ou iTunes”, prédit-il. Car derrière l’authentification unique que permettent ces systèmes, l’enjeu est que cette même authentification vous serve aussi à valider vos paiements, sans plus avoir de numéros de cartes ou de comptes et mots de passe à retenir… tout en rendant l’achat moins douloureux.

Le nouveau modèle PayPal : le service web de l’argent

Dans le domaine, estime Daniel Roth, “personne n’est aussi ambitieux que PayPal”, qui a ouvert récemment aux développeurs ses interfaces de programmation, en créant un brutal engouement. En 2 mois, 15 000 développeurs les ont utilisées pour créer de nouveaux services de paiements : ShopSavy, un comparateur de prix Japonais l’a adopté ; LiveOps, un cabinet d’externalisation, l’a utilisé pour créer un outil de paiement et de facturation simplifié pour ses très nombreux clients… Dans cette nouvelle configuration, Paypal demeure le moyen de paiement, pendant que les développeurs s’ingénient à trouver de nouvelles modalités d’échange.

Pour la plupart de ses utilisateurs, PayPal n’est pourtant encore qu’une carte de paiement numérique, qui a l’avantage de n’avoir pas eu à construire et entretenir un réseau physique, et qui propose des frais de transaction bien plus faibles que les émetteurs traditionnels de cartes. Paypal fonctionne selon un principe de cumul de dépenses sur un compte électronique, prélevant des commissions sur chacune (plus modéres que d’autres services bancaires) et envoyant ensuite à la banque une transaction carte unique…

Face à la montée de la concurrence (notament de Research in Motion pour la plateforme Blackberry ou de la plateforme iTunes d’Apple par laquelle passent les achats de musique, de films, mais surtout d’applications pour l’iPhone), et face au ralentissement de la croissance de ses revenus depuis son rachat par eBay, PayPal est contraint d’innover. Et cela faisait longtemps que les utilisateurs de PayPal réclamaient de nouveaux services : possibilité de facturation, de transfert d’argent entre entreprises, de gestion des paies de salariés… Ce sont eux qui ont eu l’idée de proposer des boutons “Faire un don” qui se sont répandus dans la blogosphère… C’est à ses utilisateurs que PayPal demande aujourd’hui de créer les outils et les fonctions qui devraient le faire grandir, via son réseau pour développeur X.com.

“Les banques et sociétés de cartes de crédit ont passé 50 ans à construire un système propriétaire et vérouillé” (et sécurisé, faut-il le rappeler), qui gère des milliards de transactions annuelle. Pour l’utiliser, tout un chacun doit payer sa dime. “Il semble vraiement étrange que les sociétés de cartes de crédit puissent continuer à percevoir une taxe sur l’économie”, s’étonne Aazon Patzer fondateur de Mint.com. “En dehors du gouvernement, ils sont la seule entité qui a le pouvoir de prélever une taxe sur pratiquement toutes les transactions. Cela avait peut-être du sens dans les années 60, quand l’infrastructure informatique était couteuse et propriétaire. Mais aujourd’hui, avec de l’informatique bon marché partout, le coût réel pour effectuer une transaction n’est que de quelques centimes”. Même énervement chez le danois Christian Lanng de la société de facturation électronique TradeShift, qui envisage de développer des systèmes de facturation automatiques et dynamiques, via des outils surveillant les taux de changes ou les cours de matière première pour effecturer des achats au meilleur moment…

Pourtant, ce qui justifie la “taxe” que prélèvent banques et sociétés de crédits, c’est la garantie de paiement : autrement dit le fait que quand la banque accepte un paiement, elle assure le commerçant qu’il sera réglé même si le client est finalement non solvable. La banque assume un risque qu’elle fait payer. Peut-être trop cher, c’est possible et même probable, ce qui explique qu’il y ait un espace pour développer des offres concurrentes. Mais, contrairement à ce qu’évoquent Aazon Patzer ou Christian Lanng, l’essentiel du coût du paiement est plus liée au risque de non-paiement qu’au coût de la gestion technique.

Monnaies alternatives ? Pas vraiment !

Les start-up qui lancent des services de solutions de paiements ne sont pas des enfants de choeur, mais des hommes d’affaires qui repensent la façon dont on échange, dont on prête, dont on finance, dont on paye, comme le montre le programme de la Conférence dédiée à l’avenir de la monnaie et de la technogie qui se tiendra à San Francisco fin avril. On est loin des monnaies alternatives ou de la désintermédiation qu’on évoque plus volontiers en Europe autour de ces sujets.

futureofmoney

Pas sûr au final que ces nouveaux systèmes de paiement transforment en profondeur notre rapport à l’argent. Le microcrédit lui-même n’y est pas parvenu, soulignait récemment la chercheuse Esther Duflo. Il n’y a pas de raison que ces nouveaux produits soient plus miraculeux ou novateurs. Disons qu’à défaut de changer les choses en profondeur, ils pourraient faciliter le commerce, simplifier la vie des consommateurs et réduire le coût des paiements en ligne… Au prix, sans doute, d’un tout petit peu moins de sécurité et de beaucoup moins de vie privée.

Aucun tag pour cet article.

Le mar 9

Google, Facebook et consorts sont à la libération de la parole publique ce que l’industrie du sexe fut à la libération sexuelle : une façon d’exploiter et de faire commerce d’une nouvelle liberté, mais, et dans le même temps, l’un des vecteurs de banalisation, et donc de diffusion, de cette libération.

L’explosion du web, dans les années 90, fut intimement liée au phénomène des “pages persos” (”homepage“, en anglais) que, avec l’expansion des blogs et du web 2.0, les professionnels qualifient aujourd’hui d’”User Generated Content” (UGC).

Ce n’est qu’ensuite, et dans un troisième temps, que le commerce électronique, et les services en ligne, ont attiré le chaland, comme le rappelait récemment Arno*, co-auteur, avec le minirézo (réseau informel de défense de la liberté d’expression, créé en 1996), d’un “manifeste du web indépendant“, pour qui “cette possibilité d’exercer réelle­ment et à grande échelle leur liberté d’expression publique est la réelle innovation apportée par le Web et l’internet” :

“En décembre 2000, on dénombrait en France environ 3 millions d’internautes « assi­dus », et… 1,5 million de pages personnelles. Alors que seul le web marchand faisait l’actualité.

On est donc confronté à un phénomène énorme, un comportement que l’on ne peut occulter. Le citoyen, sur l’internet, n’est pas un consommateur passif : jamais l’expression publique des citoyens n’a été aussi massive.”

   

Depuis, les blogs et réseaux sociaux ont eux aussi droit de cité, mais les internautes se retrouvent de plus en plus souvent vent debout contre ceux-là mêmes qui leur permettent, soit de s’exprimer, soit d’être entendus. Il suffit en effet qu’un Google ou un Facebook retouche d’un iota leur façon de gérer les données personnelles de leurs utilisateurs, et la curée, le scandale, est mondial.

On est au coeur du paradoxe de la vie privée : d’un côté, les internautes ne cessent de s’exprimer sur le Net, de l’autre, ils ont une peur bleue des conséquences que cela peut avoir pour leur propre vie privée.

De même que le sexe ne se réduit pas à des atteintes aux bonnes moeurs, non plus qu’à de la pornographie, ou de la prostitution, le fait de s’exprimer sur le Net ne se réduit pas au commerce des données personnelles, à de l’exhibitionnisme pas plus qu’à des atteintes à la vie privée.

On n’a jamais eu autant besoin de vie privée

Prenons le problème par la racine, à savoir les adolescents, cette génération dite des “natifs du numérique” parce qu’ils ont tout le temps grandi avec, sinon dedans. On entend souvent dire d’eux qu’ils n’auraient plus de notion de vie privée, qu’elle serait dépassée. C’est doublement inexact.

D’une part parce que, dans toute l’histoire de l’humanité, on n’avait jamais autant débattu de cette notion de “vie privée” que ces dernières années. D’autre part parce que les adolescents en particulier, et les internautes en général, font précisément grand cas de leur vie privée, même s’ils en ont une conception quelque peu différente de ceux qui n’ont pas grandi avec Google, Facebook, MySpace et MSN.

Comme le souligne danah boyd, chercheuse ès médias sociaux, “la vie privée n’est pas une technologie binaire que l’on peut allumer ou éteindre” :

“La vie privée renvoie au fait de pouvoir contrôler la situation, de pouvoir contrôler quelle information va où, et d’avoir la possibilité d’en réajuster le flux de manière appropriée lorsque l’information déborde ou va trop loin. Les gens se préoccupent de leur vie privée parce qu’ils ont peur d’en perdre le contrôle.”

1001-facebook-momday1

Quand les adolescents expliquent que, sur le Net, ils vivent de manière “publique par défaut, privée lorsque nécessaire“, ça ne signifie pas pour autant que la notion de vie privée est en passe de disparaître. Au contraire, estime danah boyd, cela veut dire à quel point leur intimité est importante à leurs yeux, tout autant sinon plus que la publicité qu’ils peuvent y rechercher :

“Quand, par défaut, notre vie est privée, on doit faire attention à ce que l’on rend public. Mais quand, par défaut, ce que l’on fait est public, on devient très conscient des enjeux liés à sa vie privée.

Et je pense que les gens n’ont jamais été aussi soucieux de leur vie privée. Parce que l’on ne veut pas partager tout ce que l’on fait, tout le temps, avec tout le monde et n’importe qui.”

1001facebook-family-matters1

Le problème, c’est que le statut de “personnalité publique“, après avoir longtemps été réservé à un nombre restreint de privilégiés, est aujourd’hui accessible à tout un chacun, en quelques clics. Or, s’inquiète danah boyd, “les conséquences sociales, considérables, de ce changement de paradigme ne seront jamais assumées par les geeks de la Silicon Valley qui en sont responsables” :

“Certains d’entre eux voudraient forcer tout le monde à accepter ce changement culturel où la vie publique serait la nouvelle norme sociale. Je ne pense pas que ce soit très raisonnable, et ne pense pas non plus que c’est ce que réclament les gens.

Ce n’est pas parce que certains ont compris qu’ils pouvaient gagner quelque chose à s’exposer que tout le monde en a envie. Et ça ne veut pas dire, non plus, que la “vie privée” n’a plus de valeur. Il faut leur donner la possibilité de se protéger, et de faire face aux conséquences que cela entraînera.

Je doute que ces magnats de la Silicon Valley aient envie que leurs enfants connaissent les préférences sexuelles de leurs professeurs.”

1001Facebookmamadrama1

Facebook ne relève pas de la vie privée ? Tant mieux !

Au commencement de l’histoire de Facebook, il fallait être membre de telle ou telle école ou communauté pour avoir le droit de s’y inscrire. Et puis les choses ont changé, et Marc Zuckerberg, son fondateur, a déclaré, en janvier 2010, que “les gens sont désormais à l’aise avec l’idée de partager plus d’informations différentes, de manière plus ouverte et avec plus d’internautes. (…) La norme sociale a évolué“, et la notion de confidentialité des informations publiées sur Facebook avec.

Sur le web, les blogs et dans la presse, ce fut la curée. La quasi-totalité des réactions engendrées par ces déclarations étaient outrée, dénonçant cette façon qu’aurait Facebook de vouloir en finir avec la vie privée. Seul ou presque, Hugo Roy, l’un des plus fins observateurs français des questions de liberté numérique, s’en est par contre félicité :

“Alors, sur Facebook, point de vie privée. Tout est public. Moi, je jubile. C’est une très bonne nouvelle.”

1003facebook-big-brother

Assistant du président de la Free Software Foundation, défenseur des libertés numériques et des logiciels libres, Hugo Roy n’a pas particulièrement le profil d’un marchand de données personnelles cynique ou liberticide. Et c’est précisément ce qui le ravit dans cet aveu de Facebook, dont le fonds de commerce est précisément de commercialiser nos données qui, dès lors, ne peuvent plus vraiment être qualifiées de “privées“ :

“Facebook est principalement un outil de partage. (…) A partir de là, toute discussion sur la vie privée ou sur la protection des données est illusoire, contradictoire et un peu ridicule.

Confier la protection de votre vie privée à des paramètres informatiques que vous ne contrôlez pas, et qui sont contrôlés par une entreprise dont le business se base sur vos données, cela n’a pas de sens. Vous ne pouvez pas faire confiance à Facebook pour le respect de votre vie privée.”

Ainsi, il n’y a rien de choquant à ce que Google indexe ce que nous décidons de rendre public, le contraire serait même décevant : quand on s’exprime, c’est pour être entendu, écouté. Evoquant le débat sur le “droit à l’oubli“, Hugo Roy rappelle ainsi à quel point les termes du débat ont mal été posés :

“Si je publie un livre, je dois assumer mes propos, et ce, même dans quelques années. Mais je ne peux pas me plaindre que ce que j’écris dans ce livre mette à nu mes opinions, mes idées. C’est même le but de publier ! Ce que les gens publient sur Internet est public.

Ce qui est intime et relève de la vie privée doit rester privé et n’a pas vocation à être publié. Les outils et services que vous utilisez doivent vous garantir le contrôle et la protection de cette intimité et des données personnelles.”

1003privacy-scarf

Pour lui, la solution est toute trouvée, et pas bien compliquée : “Il faut que chacun prenne en main le contrôle de ses propres données et saisisse la différence entre ce qui est privé sur le réseau, et ce qui est public” :

“Gardez bien à l’esprit que tout ce que vous ne contrôlez pas est définitivement hors de votre portée. Le réseau n’oubliera rien. Il faut apprendre à maîtriser ce que l’on publie, et surtout garder ce qui est intime hors du Web public. C’est un espace public, votre vie privée n’a rien à y faire.

Entrer sur un réseau social, c’est accepter de devenir un individu à l’intérieur de ce système, qui comme tout objet social, peut faire l’étude d’analyse, voire intéresser des entreprises pour y faire du marketing. Acceptez les règles du jeu, poussez vos paramètres vers toujours davantage de publicité et vous verrez, vous profiterez pleinement de Facebook.”

Vers une société de sousveillance

Voir et pouvoir, qui nous surveille ? par Jean Gabriel GanasciaDans son ouvrage “Voir et pouvoir: qui nous surveille ?” (Amazon), Jean-Gabriel Ganascia, philosophe et professeur d’informatique qui travaille sur l’éthique et la philosophie politique de la société de l’information, se penche sur la société de sousveillance.

En référence à la structure carcérale et de surveillance du Panopticon de Jeremy Bentham, Ganascia qualifie de “Catopticon” cette infosphère où tout le monde peut observer tout le monde, et où le regard, contrairement aux surveillants du panoptique, vient d’”en bas” (”cata” signifiant à la fois “sous” et “retour“).

Dans la société de surveillance, rappelle Ganascia, celui qui a le pouvoir, c’est celui qui voit, celui qui est devant l’écran de contrôle. Ceux qui sont devant les caméras ne savent pas quand (ni si) Big Brother les regarde, et préfèrent donc s’auto-censurer plutôt que de risquer de se voir reprocher quoi que ce soit. C’est ainsi que Big Brother parvient à les contrôler, sans même avoir besoin de les regarder.

A contrario, avec la sousveillance, le pouvoir n’est plus de regarder, mais d’être vu, et il n’est plus vertical, mais horizontal : dans la mesure où tout un chacun a la possibilité d’être sous les feux des projecteurs, et que l’on ne s’observe non pour se surveiller, mais pour s’informer, “protéger, assister et accompagner” :

“Il en résulte un changement radical : tout le monde échange avec tout le monde ; courriers électroniques, blogs, micro-blogs, réseaux sociaux assurent à tous un accès à tous. En contrepartie, tous se préparent à accueillir le regard de tous. Et ce regard est de moins en moins perçu comme négativement, comme une intrusion dans l’espace propre à l’individu.

Bien au contraire, chacun aspire à attirer le plus grand nombre de regards, car leur nombre atteste de la réussite de celui qui les reçoit (…). A l’organisation hiérarchique qui régissait le Panopticon, où la caste des surveillants exerçait une autorité silencieuse, mais absolue et discrétionnaire sur les prisonniers, se substitue une rigoureuse égalité.”

Au moment où les internautes craignent pour leurs données personnelles, et que certains présentent Google et Facebook comme les nouveaux Big Brother des années 2010, Ganascia craint, lui, qu’”à trop s’inquiéter des menaces de la surveillance, on en oublie les autres périls, en particulier ceux que la sousveillance généralisée fait peser sur l’autonomie de l’individu, sur l’égalité des hommes et sur la solidarité” :

“En effet, pour se prémunir de logiques totalitaires comme celles qu’Orwell met en scène dans 1984, on doit exiger une communication totale de tous avec tous, sans aucune censure, et imposer un principe de transparence généralisée pour promouvoir une libre circulation de l’information entre tous.”

Or, pour lui, “le risque majeur ne tient plus tant à la divulgation des données personnelles et à l’abrogation des libertés qu’à l’anonymat dans lequel on risque d’être plongé à jamais ou, pire, à un référencement erroné que l’on subit sans pouvoir rien y changer, ou encore à la persistance d’un passé révolu que l’on souhaiterait oublier“…

Des “risques majeurs” somme toute bien moindres que ceux posés par la multiplication des technologies de contrôle à l’oeuvre dans notre société de surveillance, celle où le contrôle se fait d’en haut, où le citoyen est tenu d’accepter d’être surveillé (au motif que seuls ceux qui ont quelque chose à se reprocher auraient quelque chose à cacher), où il doit démontrer son identité (par papiers “sécurisés“, ou via l’empreinte de ses doigts), quand ce n’est pas son innocence (au moyen de son ADN, ou lorsqu’il fait l’objet d’une plainte pour outrage et rébellion après avoir été placé en garde à vue sans qu’aucune charge ne soit finalement retenue contre lui).

Les milliers de Français contraints de démontrer leur nationalité, à grand renfort de papiers administratifs qu’ils sont souvent bien en peine, voire incapables, de réunir, illustrent parfaitement à quel point ce qui nous menace, dans cette société de surveillance, de contrôle et de suspicion, ce n’est plus tant, comme le soulignait Daniel Solove, un monde orwellien, mais bien plutôt un monde kafkaïen…

A contrario, il est tout à fait possible de se faire un nom, une réputation, et donc de reprendre le contrôle de son identité sur les réseaux où, paradoxalement, pour protéger sa vie privée, il faut, non pas tant s’en méfier, et s’y cacher qu’y aller, et s’y faire connaître…

En route vers de nouvelles libertés

Andy Warhol avait pronostiqué que “dans le futur, chacun aura droit à 15 minutes de célébrité mondiale“. Le quart d’heure risque fort de se prolonger, indéfiniment, et le problème serait plutôt de savoir en quelle mesure il est, et sera encore possible, à l’avenir, d’avoir son “quart d’heure d’anonymat“…

Dans les espaces publics physiques, nos déplacements et propos relevaient de la vie privée, d’où les problèmes posés, par exemple, par la vidéosurveillance, qui fait de tout un chacun un suspect potentiel, et représente donc une atteinte à nos libertés. A contrario, dans les espaces publics de cette société de sousveillance, notre vie est d’abord et avant tout publique : ce qui relève vraiment de notre vie privée n’a rien y faire, et il faut apprendre à se donner les moyens de la protéger.

Paradoxalement, cette évolution des usages, des moeurs, et donc de la “norme sociale“, est probablement une bonne nouvelle en terme de “libertés” : jamais encore les gens n’avaient autant désiré reprendre ainsi en main le contrôle de leur ”vie privée“.

1001-facebook-MILFS

De même que la libération sexuelle n’a pas fait de la génération 68 des dépravés polygames, mais des personnes a priori plus responsables et moins coincées, le fait qu’il soit plus simple, aujourd’hui, d’être une personnalité publique ne signifie aucunement la fin de la vie privée.

La libération sexuelle a permis de libérer, et de banaliser, la sexualité, contribué au féminisme, à la reconnaissance des droits des homosexuels, au fait que les rapports humains ne sont plus uniquement dominés par le patriarcat. Elle n’a pas pour autant obligé tout le monde à faire l’amour avec tout un chacun. Et ce n’est pas parce qu’un nombre croissant d’internautes décident de mener une “vie publique” que tous les internautes “doivent” faire de même. C’est d’abord et avant tout une question de libertés.

Captures d’écran extraites de la Parents/Familles de Lamebook.com, qui répertorie les “meilleurs” plantages & “fails” sur Facebook.

économie de l'attention, communauté, confiance, données publiques, google, hétéronymat, identité, identités actives, innovation sociale, jeunes, lifelog, oubli, sécurité, Usages

Aucun tag pour cet article.

Le mar 8

La fausse question de l'économie de l'attention – SocialComputingJournal.com

Sommes-nous plus esclaves des flux d'information aujourd'hui qu'hier ? La rareté de l'attention et la surcharge de l'information ne sont pas nouvelles… explique Stowe Boyd. Pour lui, nous avons toujours été confronté à un monde d'abondance d'information, relativement au développement de l'esprit humain. Nous avons toujours conçu de nouveaux outils culturel pour nous aider à la comprendre et nous aurons toujours besoin d'outils plus complexes… Pour évoluer dans des sociétés toujours plus riches et plus complexes.

Fibre optique : la couverture du territoire pourrait être bien plus coûteuse que prévu – ZDNet.fr

Selon un rapport de la Datar, conduire la fibre optique jusqu’à chaque habitation et entreprise coûterait 30 milliards d'euros. Un syndicat de France Télécom exige à nouveau la participation des géants du Web.

Digital Na(t)ives ? de la variation des compétences et des usages de la Net Generation – Web Use Project

Intéressante étude d'Eszter Hargittai sur les natifs numérique qui montre que les capacités "innées" des jeunes sont fortement influencées par des critères de statuts socioéconomiques.

Les atouts du numérique pour favoriser les apprentissages des élèves – Les TICE en école maternelle

Le numérique est un catalyseur d'attention immédiat explique Denis Desjour, professeur des écoles à l'école Vauvenargues à Montmartre. "« Les enfants peuvent travailler en autonomie sur ces machines », souligne l’enseignant. Sur l'ordinateur, l'habileté motrice n'est pas un préalable à l'acte d'écrire : le logiciel permet un rendu, une netteté et une lisibilité qui favorisent l’engouement et tempère le découragement de certains élèves."

Comprendre la diffusion de l'information personnelle dans les sites sociaux – Technology Review

A l'heure des réseaux sociaux, on a tous des stratégies complexes pour sélectionner ce que l'on diffuse (et à qui) et ce que l'on garde secret.Jon Kleinberg et Katrina Ligett de la Cornell University ont créé un modèle du partage d'information pour capturer ces règles de partages subtiles et personnelles. Le résultat se présente sous forme d'un jeu – pour l'instant encore très basique – où chaque joueurs peuvent évaluer l'avantage (et l'inconvénient) à partager des informations entre eux. http://arxiv.org/abs/1003.0469

Viktor Mayer-Schönberger (1/2) : « Il est bon que la France s’interroge sur le droit à l’oubli… » – RSLNmag

"on plaidoyer ne concerne pas la « date de péremption » de l’info, mais la réintroduction de l’oubli. En l’occurrence, il ne s’agirait, avec ce dispositif, que de rappeler à chacun d’entre-nous que l’information n’est pas infinie, ni absolue. Ca ne doit en aucun cas être un processus très compliqué, mais une simple piqure de rappel. Il ne s’agit pas « d’imposer l’oubli », mais d'une simple incitation à la réflexion." L'abstinence digitale, comme il l'appelle dans la suite de l'interview – http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/2010/2/25/viktor-mayer-schonberger_2-2_-l-abstinence-digitale-n-est-pas-une-solution-pour-reintroduire-l-oubli_/ – ne peut pas être une solution à la question de l’oubli : "nous ne sommes pas prêts à renoncer aux bénéfices qui nous sont offerts par le partage des données".

Babayagas : l'utopie d'une maison de retraite autogérée -Basta !

Inventer de nouvelles façons d’aborder la vieillesse ? C’est le pari lancé par une vingtaine de femmes à Montreuil (93) avec la Maison des Babayagas, qui devrait être inaugurée en 2012. Un projet de maison de retraite autogérée, citoyenne, écologique, pour « changer l’imaginaire social de la représentation des vieux ».

Fuyez les livres, fuyez l'école, fuyez Facebook ! – slate

Tout ces articles qui s'interrogent sur une possible relation entre les nouvelles technologies et des troubles de l'attention ont un point commun, explique le psychologue Vaughan Bell pour Slate : "aucun ne fait référence à de vraies recherches sur la façon dont les nouvelles technologies affectent notre esprit et notre cerveau".

Douze propositions pour l'école à l'ère numérique – AFUL

"Il y aura deux manières de rater l'école numérique : ne pas réussir à intégrer le numérique dans les situations d'enseignement, réduire le système éducatif à n'être qu'un client pour des industries numériques. Nous devons craindre davantage ce second danger", explique François Élie vice-président de l'Association Francophone des Utilisateurs de Logiciels Libres (AFUL) en préambule des 12 propositions pour l'école que formule l'association : retenons les 3 premières : Liberté, égalité, fraternité !

Entreprises : le nouveau contexte stratégique – Henri Verdier

"Le numérique est un long processus de transformation globale de la société. Un moment de synthèse créative", explique Henri Verdier, président du Pôle de compétitivité Cap Digital. Les méthode qui ont du succès reposent toutes sur une stratégie numérique, sur "une politique d'innovation ouverte, collaborative et sociale" qui vise à capter le potentiel d'innovation et de créativité de l'écosystème. Les "nouvelles valeurs" sont hors marché comme l'explique Moulier Boutang: elles reposent sur l'échange, l'intensité, l'excitation, la vitesse, la contribution… Pour l'entreprise de demain, il va falloir passer de l'innovation planifiée à l'innovation collaborative. Dans ce contexte, la France est-elle capable de créer de nouveaux acteurs majeurs du numérique ? Difficile, car, si nous sommes créatifs, nous ne savons pas faire croître nos entreprises, les gérer, les financer… Il nous faut mieux enseigner l'innovation et l'entrepreneuriat conclut-il.

Facebook ou le crépuscule des geeks – Alexis Mons

Comment entendre les récents échecs de Google (Wave et Buzz notamment)?, s'interroge Alexis Mons. La société de l’information n’est plus l’apanage des geeks : la complexité technologique n'est plus en odeur de sainteté… "Oui, les outils de Google sont fantastiques, ils sont modulables et distribués et complexes. Ils correspondent en fait à un public éclairé, ou à des travailleurs de l’information soucieux de leur productivité. Vous me direz que c’est un marché, et c’est vrai, mais ce n’est pas le marché de masse de l’internaute de base, je devrai dire celui de l’outillage digital de Monsieur tout le monde." Le gagnant de ce marché s'appelle Facebook : la commodité et la simplicité de Facebook sont devenus une force à l'heure où les usages se massifient…

Pourquoi Google vous laisse facilement quitter Google ? – Framablog

L'usage des fonctions d'exportation demeure très limité : Google se sert du front de libération des données comme d'un argument marketing donnant le contrôle aux utilisateurs plutôt que de les retenir d'une manière captive… Mais en même temps, il le fait, certes pour l'instant sur des données à faible valeur marchande, mais cela ne devrait pas s'arrêter…

Comment l'utilisation de Twitter en classe augmente l'engagement des élèves – Mashable

Le professeur Monica Rankin, de l'université du Texas à Dallas, a été surprise de l'utilisation expérimentale de Twitter en cours (vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=6WPVWDkF7U8). Même constat pour son collègue David Parry : “Quand les étudiants commencent à twitter, ils se perçoivent les uns les autres comme des personnes au-delà de l'espace de la classe plutôt que comme des élèves qui se croisent de temps en temps." Twitter a permis de faire démarrer des conversations entre élèves, dans et au-delà de la classe, plus respectueuses des autres.

L'avenir de l'internet, 4e partie – Pew Research Center's Internet & American Life Project

Pour la 4e année, le Pew Research Center propose une nouvelle édition de son rapport sur l'avenir de l'internet, basé sur les réponses de quelques 900 experts et utilisateurs d'internet. Selon les experts, en 2020 (à 76 %), l'usage d'internet aura augmenté l'intelligence humaine (Google ne nous rendra pas stupide ! comme l'affirmait Nicholas Carr). 65 % d'entre eux estiment que l'internet aura augmenté notre capacité à lire, écrire et connaître. 80 % estiment que l'innovation des usagers va continuer à nous surprendre. 61 % estiment que l'internet restera libre d'ici 2020. 55 % des experts estiment enfin que les utilisateurs d'internet seront encore en mesure de communiquer anonymement d'ici 2020.

Apprendre à l'ère post-Pokemon – Mimi Ito

Intéressante présentation de la sociologue Mimi Ito sur le fossé entre les pratiques de divertissement et d'information des jeunes et les pratiques de leurs aînés. Les écoles ont besoin de comprendre comment tirer profit de la puissance de l'engagement des enfants avec les nouveaux médias pour renforcer l'apprentissage à l'école comme à l'extérieur de l'école.

L'entreprise hybride ? – O'Reilly Radar

Intéressante réflexion de Jim Stogdill pour O'Reilly Radar suite à l'annonce du lancement d'Apps for Army, sur le modèle d'Apps for Democracy, un concours de développement d'applications pour l'armée américaine. L'armée ? Pourtant l'armée américaine a toujours été leader dans le domaine des technologies et de l'innovation ? A quoi pourrait lui servir de faire appelle à l'innovation ouverte ?… Incontestablement, les plateformes ouvertes, les données publiques et les systèmes open source augmentent la générativité et le potentiel de l'innovation, même dans une structure comme l'armée… Attendez-vous bientôt à voir des concours d'application pour entreprises, prévient Jim. On n'en doute pas une seconde…

Rêves de Web à papa – Le Scarabée

Arno, le scarabée, est de retour sur la Toile. Et rappelle : "Massification, consumérisme et marchandisation, asymétrie : c’est ce que nous craignions en 1997 (lors de la publication du Manifeste du web indépendant : http://www.uzine.net/article60.html), et c’est en gros la menace qu’annonce encore Narvic aujourd’hui" (http://novovision.fr/?L-avenir-radieux-de-l-internet-ne). "C'est l'accès individuel à l'expression publique" qui est la réelle innovation apportée par le web et l'internet, rappelle Arno. "L’idée que le changement de nature technique de l’outil de consulta­tion/publication va faire disparaître le Web que nous aimions est légi­time, mais j’ai du mal, après tant d’année, à céder à cette crainte." Évidemment, ""la fabrique du consentement" (Chomsky/Herman) existe toujours, mais je suis persuadé que l’inter­net est aujourd’hui l’un des principaux outils de résistance à cette fabrique. Et je ne vois pas ce qui, aujourd’hui, menace plus cet outil qu'hier". Welcome back Arno !

L'identité augmentée – Technology Review

Vous vous souvenez de TAT – http://www.youtube.com/user/TATMobileUI – un concept d'application de réalité augmenté qui fait de la reconnaissance facilale pour identifier vos interlocuteurs avant de se connecter à nos sites sociaux pour nous permettre d'obtenir plus d'information sur eux. Le logiciel, baptisé Recognizr, en est encore au stade de prototype évolué, mais il fonctionne avec le système de reconnaissance d'images mis au point par la société PolarRose. La grande question du logiciel concerne encore le respect de la vie privée : pour être reconnu par le système, il faudra s'y déclarer et déclarer les sites sociaux qu'on veut voir associer à notre image.

Pour être massivement adoptée, la géolocalisation doit être plus encadrée – L'Atelier.fr

Selon un rapport d'universitaires de Berkeley – http://www.ischool.berkeley.edu/newsandevents/news/20100224privacyreport -, la localisation est une pièce d'information particulièrement sensible. D'où la nécessité qu'elle soit plus encadrée pour être plus massivement adoptée… Ils estiment que l'utilisateur doit toujours avoir la possibilité de ne fournir que les informations strictement nécessaires à l'application et doit pouvoir obtenir un retour sur les informations qu'il communique. Un rapport à rapproché de celui de l'EFF sur la confidentialité de nos localisation : http://www.internetactu.net/2009/10/26/critiques-du-web%C2%B2-44-que-faire-face-a-la-puissance-des-donnees/

Wikipédia : est-on vraiment plus intelligent à plusieurs ? | Rue89

Pour l'universitaire américain Paul Duguid : "Je pense que les technologies peuvent nous donner un accès à « l'information », mais que la « connaissance » est un bien que nous acquérons par un engagement plus actif. Il est indéniable qu'Internet nous aide de bien des façons, mais je ne pense pas qu'il favorise (ni défavorise) la fiabilité."

Internet stimule l’imbécilité – Thierry Crouzet

En réaction au dossier du Books sur Internet contre la démocratie – http://www.booksmag.fr/magazine/d/internet-contre-la-democratie.html -, Thierry Crouzet revendique le cyberoptimisme qu'Olivier Postel-Vinay dénonce. Le Cyberoptimisme, c'est l'engagement militant des défenseurs du Net. "La simple existence du Net ne changera pas le monde". Pierre Haski de Rue 89 interroge également le parti pris de ce numéro : http://www.rue89.com/2010/03/01/internet-et-la-democratie-books-donne-la-victoire-aux-etats-autoritaires-140485. Non, l'usage du web ne fait pas encore le jeu des Etats non-démocratiques. Contrairement à ce qu'avance Postel-Vinay, l'internet (comme toute technologie) n'est pas neutre… et surtout pas politiquement.

Foursquare : présentation et utilisation business par Gregory Pouy

Très synthétique et intéressante présentation de Foursquare – http://foursquare.com – pour mieux comprendre à quoi peut servir ce site social géolocalisé…

Matteo Pasquinelli : « Nous n’exploitons pas le réseau, c’est le réseau qui nous exploite »- Ecrans.fr

Très intéressante interview du théoricien des médias Matteo Pasquinelli : "La reproductibilité infinie du numérique produit des effets très matériels. Regardez l’industrie musicale et la manière dont elle a été bouleversée par le numérique. Regardez les travailleurs cognitifs et les freelances créatifs de la prétendue génération laptop. Ont-ils l’air de ne pas être en concurrence ? En réalité, le numérique a facilité la coopération, mais également la compétition et a permis l’établissement et le maintien de nouveaux monopoles comme Google."

Remarques a propos de chatroulette – PsyetGeek

"Suivant, suivant, suivant, suivant ! Chatroulette nous dit la marche forcée dans laquelle nous sommes, tout comme les forces d’anonymisation qui nous saisissent un à un et qui cassent le lien social. Chatroulette, ce n’est pas le lien social, c’est sa négation. Nous savons tous qu’après quelques déclics à vide, le percuteur finit bien par trouver une balle."

Crime 2.0 : le web dans tous ses états ! – Champ Pénal

"Bien que les services et applications associés au Web 2.0 deviennent omniprésents dans notre vie quotidienne et modifient de façon durable les pratiques de socialisation et d’accès à l’information de centaines de millions d’usagers, force est de constater que l’état des connaissances disponibles sur les risques leur étant associés sont loin d’avoir suivi la même courbe exponentielle", expliquent Benoît Dupont et Vincent Gautrais. La raison : l'absence de statistiques fiables, la prolifération de données pseudo-scientifiques et le désintérêt des criminologues pour ces questions. Selon un échantillon de crimes liés à l'internet recensés par les auteurs, montre la prévalence d'atteintes aux personnes et de crimes réputationnels. Des crimes "statistiquement peu significatifs si l’on se réfère aux dizaines, voire aux centaines de millions d’usagers qui fréquentent ces sites quotidiennement".

Skinput : faire du corps humain une surface interactive – Numerama

La peau sera-t-elle la prochaine étape des interfaces tactiles ? Vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=g3XPUdW9Ryg

La politique de la chaise vide, stratégie gagnante en 2012 – Netpolitique

Les réseaux sociaux politiques sont-ils propice à l'engagement se demande NetPolitique ? Et si "ne pas être présent sur le web était le meilleur moyen de mobiliser ses sympathisants online ?" Et si le réseau social politique ne faisait qu'emprisonner l'action des militants, limiter leur expérimentation, empêcher leur fuite et défection, ou encore dévaloriser leur pouvoir constituant…" A croire que 'toute tentative d'encadrement du militantisme online serait donc vouée à l'échec." Le site social militant n'aura-t-il comme seule vertu d'organiser la vie militante réelle ?

Facebook vs. Google News: le bouche à oreille plus prolifique pour la presse que l'algorithmique ! – Media & Tech

Intéressante analyse opposant l'algorithmique de Goole aux relations interpersonnelles de la sérendipité de Facebook et montrant que le bouche à oreille est en train de battre à plat de couture le travail de la machine, en terme d'apport d'audience.

2010 sera-t-elle l’année de l’informatique nomade et polymorphe ? – FredCavazza.net

Un nouveau cycle d'innovation est-il en cours ? C'est ce que pense en tout cas Fredéric Cavazza, qui annonce la fin du Personnal Computer, au profit de terminaux mobiles variés et multiples, qui segmentent le marché en une multitude de niches et de formats adaptées aux clients cibles. Dans ce splitnternet, les industriels du secteurs ne cherchent pas seulement à vendre de nouveaux terminaux, mais également à générer de nouveaux revenus. Bienvenue dans une "une nouvelle ère, celle de l’informatique nomade, tactile et sociale"…

Nouvelles technologies : remue-ménage dans la pédagogie ! – Sauvons l'Université

Sauvons l'université reprend une partie de l'excellent dossier publié par MediaPart consacré à l'école à l'ère du numérique. Les approches techniques continuent à dominer les opérations, alors qu'il n'y a qu'en classe que le numérique n'est pas présent. Le tableau blanc interactif, qui équipe 80 % des salles de classe britannique, ne révolutionne pas la manière d'enseigner, au contraire. Il faut aller au-delà, parce que l'usage des nouvelles technologies va plus loin que la technique et remet en question profondément les modèles d'apprentissage, comme le dessine le récent rapport Fougous : http://www.reussirlecolenumerique.fr qui génère des avis très divergents : http://www.skhole.fr/rapport-fourgous-sur-l%E2%80%99%C3%A9cole-num%C3%A9rique-de-la-prise-de-conscience-salutaire-%C3%A0-l%E2%80%99idol%C3%A2trie-imprudente ou http://henriverdier.blogspot.com/2010/02/le-rapport-fourgous-peut-il-sauver.html

L'information veut être gratuite ? Mon cul ! – Nicholas Carr

"Jamais dans l'histoire nous n'avons autant payé l'information que nous ne le faisons aujourd'hui", affirme Nicholas Carr : nous payons nos services internet, nos bouquets télévisés, nos télécommunications mobiles, nos abonnements Wi-Fi… Selon Gizmodo, c'est quelques 500 dollars par mois que nous dépenserions pour accéder à de l'information. Et il continue d'ajouter des chiffres à son recensement : http://www.roughtype.com/archives/2010/02/information_wan_1.php Comme le dit Derek Thompson dans The Atlantic : Nous paysons pour la connectivité, mais aussi pour être connecté à l'information. Les clients ont appris à mettre le prix sur l'accès plutôt que sur le contenu.

ChatRoulettte : une étude préliminaire – WebEcologlyProject (.pdf)

Intéressante étude préliminaire sur ChatRoulette, le dernier phénomène à la mode, qui montre qu'à mesure de son succès, ChatRoulette va se normaliser (c'est déjà le cas, montrent les chercheurs) : déclin du contenu explicitement sexuel, consolidation de certaines formes de rencontres (développement du masque par exemple), formation de figures célèbres…

La connectivité de prochaine génération – Berkman Center

Le Centre Berkman pour l'internet et la société de l'université d'Harvard vient de publier une étude sur le très haut débit réalisée pour la Commission des télécommunications fédérale américaine (FCC). Cette étude indépendante qui observe le développement du haut débit comparativement dans plusieurs pays du monde a pour but d'aider la FCC a développer son plan national du très haut débit : http://www.broadband.gov. Le rapport souligne la mauvaise position américaine dans le classement des pays à haut débit et montre que les plans d'actions d'Asie ou d'Europe sont plus ambitieux que les plans de déploiements américains. Il souligne également comment les politiques d'accès ouvertes et de régulation des télécommunications ont été utilisées, ailleurs, pour améliorer la compétition sur le marché du haut débit. Un rapport qui se veut aussi une base de connaissance riche sur le déploiement du haut débit.

Le streaming sur Internet, future médaille d'or du piratage – Les Echos

Les télévisions personnelles en direct et en streaming permettent à tout un chacun de diffuser des programmes télé : matchs et retransmissions sportives notamment sont disponibles gratuitement sur l'internet de cette manière… La seule solution repose-t-elle dans le filtrage, comme le suggère facilement Olivier Frigara des Echos ? Plus simple – apparemment – que de chercher des modèles de diffusion ouverts et soutenables…

8 choses que votre téléphone va être appelé à remplacer – The Next Web

Si ce n'est pas déjà fait, votre téléphone est en passe de devenir également votre outil de navigation GPS, votre radio réveil, votre télécommande, votre terminal de paiement, votre portefeuille, votre clef de voiture, votre espace de stockage, et votre projecteur pour vidéoconférence…

Rennes et Keolis: ils ont osé ! – LiberTIC

Libération des données de transports de Rennes Métropole.

L'Éclaternet ou la fin de l'Internet tel que nous le connaissons ? – Framablog

"C’est un Internet emmêlé qui est en train de se tisser. Simplement, le Web que nous connaissions est en train d’éclater en une multitude de fragments. C’est la fin de l’âge d’or, selon l’analyste de Forrester Research Josh Bernoff, qui a récemment formulé le terme de "éclaternet" (The Splinternet) pour décrire ce phénomène. (…) Les entreprises qui créent les applications sont maintenant confrontées à des choix difficiles. Quels appareils choisiront-elles de prendre en charge ? Combien d’argent et de temps devront-elles prendre pour que leurs contenus fonctionnent sur ces gadgets ?"

Mol argile – Le blog de Philippe Quéau

Selon le projet de budget de la Darpa pour 2011, l'agence américaine se propose de créer une nouvelle génération de cellules souches, capable de vivre indéfiniment. L'enjeu n'est pas de créer des organismes immortels, mais d'assurer la pérennité des séquences d'ADN actives dans les bio-armes… Bref de travailler à enrayer les risques de mutation génétique accidentelle des bio-armes. Un projet qui, selon Philippe Quéau, montre que les bio-armes sont désormais bien établies dans le paysage stratégique et surtout, qu'elles sont potentiellement certainement plus incontrôlables encore que ne l'étaient les technologies nucléaires.

Médihal, Flickr du pauvre – L'Atelier des icônes

Très intéressante – et passionnée -discussion autour de la naissance de MédiHal, une archive ouverte de photographies et d'images scientifiques lancée par le CNRS. Qui construit l'espace scientifique ?

Creative commons France interpelle les candidats aux régionales – Creative Commons France

Le chapitre français français des licences Creative Commons a interpellé les candidats aux régionales sur les enjeux de l'accès aux données publiques et demandent aux candidats de s'exprimer sur l'accès et la réutilisation des données publiques.

Revue "Territoires 2040" : Bruno Latour, "La mondialisation fait-elle un monde habitable ?" (.pdf)

Intéressante réflexion de Bruno Latour pour le second numéro de la revue "Territoires 2040" de la DATAR : "Pour le dire d’un mot, la mondialisation ne fait pas monde. Nous sommes démunis d’instruments, de procédure, d’assemblées pour la représenter. C’est le devoir d’un Etat que de se donner enfin une représentation exacte du territoire dont il doit ménager les habitants. Celle-ci n’a plus rien à voir avec la longitude et la latitude du cadre cartographique, n’est plus seulement le recensement de ses
populations, la statistique de son bien être, elle doit trouver de nouveaux instruments pour dessiner l’écheveau toujours à ravauder des êtres dont nous dépendons désormais pour subsister."

Haiti FabLab Fund

Un FabLab pour Haïti ? Pourquoi faire ? Des étudiants du MIT montrent à quoi l'établissement pourrait servir et font un appel au don.

Aucun tag pour cet article.