Le mar 11

La journée Idemmatic organisée par les étudiants du Master IDEMM de l’université Lille 3 le 13 mars prochain sera consacrée cette année au référencement, à la rédaction web, et aux contenus numériques.
Plusieurs sujets seront traités au cours des différents ateliers et tables rondes de la journée…

Source et suite de l’article : http://s.billard.free.fr/referencement/?2009/03/09/539-journee-idemmatic-sur-les-contenus-web-et-le-referencement

Tags : moteur, moteurs, Free

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Le mar 10

Du 13 au 23 Mars, les chaînes Canal+, Cinéma, Sport, Family et Décalé seront en accès gratuit par ADSL via la Freebox.

Tags : Free

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Le mar 10

Le mois dernier, la ministre de la Culture résumait à un agissement de quelques "groupuscules" l’opposition à sa loi Création et Internet exprimée par les 42.000 signataires d’une pétition contre la riposte graduée, la CNIL, l’ARCEP, l’ISOC, Free, le Contrôleur européen à la Protection des Données (CEPD), le Parlement Européen, la Commission Européenne, l’UFC-Que Choisir, la Quadrature du Net et d’autres groupements d’internautes ou de professionnels du net. Hier, elle résumait la Quadrature du Net à "cinq gus dans un garage". Et maintenant, ce sont les députés socialistes opposés à son projet de loi qui sont qualifiés par la ministre de "grognards".

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Tags : internet, Hadopi, net

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Le mar 9

Free a annoncé l’apparition de nouveaux services pour Alice, dont les contrats perdent au passage la notion de période d’engagement.

Tags : Free

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Le mar 6

Le design sert-il seulement à rendre les choses jolies ? Cela ne semble pas être la conception des designers qui partageaient la scène de la dernière édition de la conférence Lift à Genève. A quoi sert le design ? A changer le monde !, répondent Fabio Sergio, James Auger et Anab Jain.

Lost in Lift
Image : Ecouter Lift, par RaphaëlleLift, avec son autorisation.

Le designer Fabio Sergio de Frog Design a commencé son intervention en présentant le projet Masiluleke, un projet lancé en Afrique du Sud pour combattre le Sida. L’Afrique du Sud a plus de gens infectés par le virus du Sida que n’importe quel pays du monde, rappelle le designer. 40 % de la population est touchée (soit 4 millions de personnes). Mais seulement 2 % bénéficient d’un traitement et 40 % de ceux qui en bénéficient l’abandonnent en cours. Fabio Sergio explique comment des équipes de concepteurs ont travaillé pour développer un système adapté pour sensibiliser la population sud-africaine à ce fléau. La solution a été d’utiliser bien sûr le téléphone mobile et de permettre aux gens d’envoyer des SMS et d’en recevoir pour être mieux informé sur la maladie. Le programme a reçu 50 millions de messages en octobre 2008 et les appels au numéro d’information sur le Sida ont augmenté de 300 %. L’équipe a développé des messages adaptés aux langages locaux selon le lieu d’où appelaient les gens. L’équipe travaille désormais à fournir un kit de test moins cher que ceux existants, que les gens puissent utiliser depuis chez eux afin de n’avoir pas à passer par un hôpital pour leur assurer une certaine intimité. Le packaging du test a été conçu pour ne pas paraître trop médical, et être mieux accepté par les utilisateurs (pour plus de détail, voir également cette présentation du projet faite à la conférence PopTech 2008).

“Mais ne devions-nous pas plutôt parler du futur ?”, s’interrompt Fabio Sergio. Le design peut avoir un autre rôle que de rendre les choses jolies, que de cacher les mécaniques internes des produits, rappelle le designer. Le design imagine le futur, créé du désir, des espoirs… Mais trop souvent pour décrire un monde qui n’existe pas ou imaginer un monde parfait. Or la réalité est bien moins belle, comme le montrent nos déchets qui s’accumulent tout autour de nous. Et de faire référence à Massive Change, le livre de Bruce Mau, qui n’est pas un livre sur le monde de la conception, mais bien sûr la conception du monde. “Le design ne va peut-être pas concevoir le monde, mais il peut contribuer à le changer”, propose Fabio Sergio. Le processus du design (immersion, synthèse, conception, prototypage, itération…) peut s’appliquer à d’autres choses que des objets. Le design peut faire évoluer la façon dont on interagit avec le monde. “Le design est centré sur les gens, mais les gens ne sont pas seulement des utilisateurs ou des consommateurs.” “Il faut réfléchir à l’impact de ce que nous concevons et comment cet impact peut-être atteint par la conception elle-même.” La technologie est un matériel pour jouer avec. Le design ne doit pas seulement donner des visions de l’avenir, mais construire le futur dans lequel nous voulons vivre, en ayant conscience de celui-ci.

Des objets pour lancer des conversations

Le designer James Auger du collectif Auger-Loizeau et de l’excellent département de Design Interactions du Royal College of Art de Londres, tient le même discours. Le rôle du design n’est pas que de rendre les choses jolies pour faire de l’argent. Il a un rôle critique (Design Critic), comme l’a montré le célèbre projet de dent connectée d’Auger et Loizeau. Dans ce projet qui n’était qu’un visuel, qu’un prototype pour critiquer notre fascination technologique, Auger et Loizeau avaient imaginé en 2001 l’image d’un implant audio que l’on pouvait implanter dans une dent, afin de franchir l’étape ultime de la téléphonie, en intégrant nos communications dans notre corps. La dent téléphone a été choisie comme la meilleure invention de l’année par le Time magazine en 2002, alors qu’elle n’était pas un projet commercial, mais un visuel critique pour faire réfléchir les gens aux limites de nos technologies. Comme le disait Starck en lançant son célèbre presse-agrumes Juicy Salif qui est plus un objet de décoration qu’un objet fonctionnel : les objets servent à lancer des conversations.

James Auger à Lift par MRTNK
Image : cc. James Auger à Lift, par MRTNK.

La table attrape-souris de James AugerJames Auger travaille actuellement à un projet fascinant qui lui aussi interroge notre rapport à la technologie. S’inspirant des robots autonomes énergétiquement (comme Ecobot, des laboratoires de robotique de Bristol, ou l’université de Reading qui propose des kits de pile à combustible bio-énergétiques) capables de se nourrir de matières organiques pour générer leur propre électricité et fonctionner, James Auger et Alex Zivanovic ont imaginé des Robots domestiques carnivores (vidéo). Aujourd’hui, nous vivons avec des animaux domestiques (qui étaient il y a longtemps des animaux sauvages) : pourrait-on imaginer des robots domestiques carnivores qui se nourrissent de matières organiques comme nos propres animaux domestiques ?

Le Robot tue-mouche de James AugerEt de nous montrer les nombreux projets que les designers ont imaginés : un robot qui utilise un papier tue-mouche pour se nourrir, qui récupère les mouches qui s’y sont collées pour s’alimenter. Une lampe qui attire les insectes pour qu’ils fournissent l’électricité nécessaire à son éclairage. Autre projet tout aussi délirant, celui d’un robot qui utilise les araignées de nos maisons pour qu’elles construisent leurs toiles à sa surface afin de récupérer les insectes que l’araignée attrape dans sa toile pour s’en nourrir. Bien sûr, il y a aussi une lampe à UV, comme on en trouve dans certains restaurants, qui récupère les cadavres des mouches pour générer son électricité. Autre exemple encore, cette table de salon qui utilise les miettes qu’on y laisse comme piège à souris pour les attirer et les dévorer… “Quelles biomasses existent dans nos foyers que nous pourrions récupérer ?”, s’amuse James Auger.

Derrière la question volontairement provocante, il y a bien sûr, comme toujours avec les artistes du département de Design d’Interaction du Royal College of Art, une réflexion passionnante sur notre rapport à la technologie.

Vers des objets vivants

La Designer Anab Jain de Nokia Design, a exposé quelques-uns de ses projets qui visent également à nous apprendre à jouer du futur. Notamment un projet de recherche (Little Brinkland) sur le futur du travail, qui consistait à imaginer de nouvelles formes d’interaction dans un monde du travail toujours plus nomade et mobile, où l’on sera de plus en plus appelé à travailler depuis chez soi. Et d’imaginer ainsi rendre nos animaux domestiques utiles pour le travail, comme le montre l’exemple de Luka, la chienne connectée (vidéo). On peut ainsi imaginer conserver nos données sur les puces qui identifient les chiens ou faire que ceux-ci soient des noeuds de réseaux pour nous permettre de nous connecter. Nous n’en sommes pas si loin, comme le montre le projet (réel lui) SnifTag, un site social pour les animaux domestiques et leurs propriétaires, afin de faciliter les rencontres entre personnes ou la reproduction des animaux.

Anab Jain à Lift par RaphaelleLift
Image : c. Anab Jain à Lift, par RaphaëlleLift, avec son aimable autorisation.

les gobelins domestiques d'Anab Jain Un autre projet baptisé Objects incognito conçu avec la complicité du chercheur de Microsoft Alex Taylor, s’intéresse à notre rapport aux objets. Il a ainsi imaginé des gobelins domestiques, quatre petits personnages aux fonctionnalités différentes pour vivre à nos côtés dans nos maisons. L’un interprète nos activités quotidiennes (du type : “cela fait 5 heures que vous n’avez pas parlé ?”), un autre mesure les ondes radio de notre environnement et les interprète en fonction de l’activité du voisinage (”tiens, le voisin d’en face écoute la radio”), un autre reçoit de l’information de différents capteurs domestiques pour les interpréter à sa façon et donner prétexte à réflexion et le dernier joue de la musique quand vos plantes manquent d’eau. L’idée de ces objets était d’apporter l’intelligence des machines dans un contexte banal, de créer de petits génies domestiques qui nous renvoient à nos propres fonctionnements, à nos propres façons de réagir à l’environnement.

La radio vivante d'Anab JainComme James Auger, Anab Jain a imaginé également des objets énergétiquement autonomes : comme une lampe en sucre qui alimente une vraie lampe par l’intermédiaire d’un micro-organisme qui consomme le sucre pour créer de l’électricité ; ou cette radio vivante, que l’on nourrit chaque jour de déchets organiques pour qu’elle produise l’électricité nécessaire à son fonctionnement.

La lampe à sucre d'Anab JainBien évidemment, voir des objets du quotidien vivre, mourir ou manger, fait réagir les gens. On ne désire pas nécessairement de tels objets (d’autant qu’ils produisent aussi des déchets organiques dont il faut se débarrasser), mais ils nous posent des questions directes sur comment nous évacuons une part humaine (et écologique) de la technologie.

design, internet des objets

Tags : internet, Google, microsoft

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