Le mar 11

Selon les informations de notre confrère PC Inpact, la Commission d’Albis chargée de fixer la rémunération pour copie privée doit se réunir le 16 mars et adopter les premiers barèmes de taxation des supports Blu-Ray. Le projet de décision, qui ne demande qu’à être voté, prévoit que "le montant de la rémunération pour copie privée au titre des DVD Blu-ray enregistrables est fixé à 12,4 € pour 100 Go, soit 3,10 € pour 25 Go et 6,20 € pour 50 Go".

Pour parvenir à ces montants, la commission appliquerait "pour moitié le tarif de la rémunération horaire vidéo, dont la commission a fixé le montant dans sa décision n°1 du 4 janvier 2001, au nombre d’heures d’enregistrements en haute définition par support estimé par elle à 0,35h et pour moitié le tarif de la rémunération applicable au DVD Ram et DVD R et RW data, dont la commission a fixé le montant dans sa décision n° 11 du 17 décembre 2009 au nombre d’heures d’enregistrements en définition standard par support".

En pratique, une rémunération pour copie privée de 3,10 euros par disque Blu-Ray simple couche (25 Go) aurait pour effet d’augmenter d’au moins un tiers le prix des Blu-Ray vierges en France, qui sont actuellement commercialisés entre 5 et 10 euros l’unité en fonction des marques et du volume. De quoi décourager l’achat d’un graveur Blu-Ray, ce que souhaitent probablement les ayants droit.

A moins qu’ils ne veulent encore inciter le développement du marché gris, avec l’importation de disques vierges depuis les pays où la taxe est plus faible ou inexistante.

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Tags : internet, html, net

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Le mar 11

Lorsqu’on parle d’agir sur le cerveau, le moyen le plus ancien, le plus spectaculaire (ce qui ne signifie pas forcément le plus efficace) passe par la chimie. “Ce qui distingue l’homme de l’animal, c’est la pipe”, disait déjà le poète Roger Gilbert-Lecomte (que l’abus de Laudanum allait tuer prématurément). L’un des premiers textes de l’histoire, le Rig Veda hindou, ne nous dit-il pas : “Nous avons bu le Soma, nous sommes devenus immortels, nous avons connu les dieux.” On s’interroge encore sur ce mystérieux Soma : pure métaphore ? Elaboré à partir de l’Amanite tue-mouche, de la psilocybine, ou du cannabis ? Dérivé de l’éphédrine, dans laquelle on a cru voir un moment un parfait exemple de “drogue intelligente” (ou smart drug, désignant des produits toniques avec une toxicité très faible) avant que ses dangers pour la santé n’apparaissent ? On ne saura sans doute jamais…

Toujours est-il que 3000 ans après, le sujet fait encore débat. Il a été relancé il n’y pas bien longtemps lorsque la revue Nature a publié un manifeste coécrit par une équipe de chercheurs sous la houlette du professeur de droit Henry Greely : “Pour un usage responsable des drogues d’amélioration cognitive chez les sujets sains” (.pdf).

Si c'était si simple, par ZebraPaperClip
Image : Si c’était si simple, par ZebraPaperClip.

Quelles drogues prendre ?

Le cerveau est une machine complexe, les différents produits agissent chacun à leur manière, altérant des fonctions variées.

Les cholinergiques, par exemple, agissent sur les récepteurs de l’Acethylcholine, un neurotransmetteur connu pour son rôle dans la mémoire. Le Piracetam est le plus connu et le plus ancien de ces produits. Un autre produit de cette famille, le Donépézil est utilisé en général pour atténuer les effets de la maladie d’Alzheimer.

Il est possible aussi d’agir sur la Dopamine, qui gère, entre autres, la concentration, le plaisir et la motivation. Parmi les nombreux ingrédients capables d’augmenter le niveau de cette précieuse molécule, on en mentionnera un qu’on trouve naturellement dans le thé, la L-Théanine, qui agit sur les niveaux de stress et augmente les capacités de concentration.

Aujourd’hui, de nouveaux produits font parler d’eux : au premier plan d’entre eux, la Ritaline. Ce produit est d’une efficacité certaine sur les enfants atteints de “Troubles du déficit de l’attention” ou hyperactivité. Mais quel est son effet exact sur des sujets sains ? Pour certains, s’il booste la concentration, ses effets sur la créativité seraient nuls, voire négatifs. Le Modafinil, surtout utilisé pour combattre la fatigue, fait également beaucoup parler de lui. Il agirait à la fois sur la Dopamine, la Sérotonine (qui aide au repos), et la Noradrénaline (qui aide à la concentration). Selon Anders Sandberg, du Future of Humanity Institute d’Oxford et grand spécialiste de ces “nootropiques” comme on appelle ces produits qui modifient la pensée, le Modafinil pourrait bien être considéré comme “la première drogue susceptible réellement d’augmenter l’intelligence“. Même si, là encore, cette drogue n’est pas sans effets secondaires (agressivité, anxiété, rôle sur le sommeil…), comme le rapportent certains de ceux qui l’ont testé.

Questions d’éthique ?

Dans leur article pour Nature, les auteurs du manifeste pour les drogues d’amélioration cognitive analysent les réticences à l’idée de généraliser cette classe de médicaments. Ils commencent par rejeter l’objection philosophique selon laquelle l’usage de méthodes chimiques d’amélioration ne serait pas “naturelle”.

“L’usage de drogues peut apparaître comme un type d’amélioration spéciale, parce que provoquant des altérations dans le fonctionnement du cerveau, mais on a pu montrer que c’était aussi le cas de toute intervention susceptible d’améliorer la cognition. De récentes recherches ont démontré l’existence de modifications neurales bénéfiques obtenues grâce à l’exercice, la nutrition, le sommeil, ainsi que par la lecture ou l’éducation. Bref, les drogues d’amélioration cognitives sont moralement équivalentes à d’autres méthodes plus familières d’amélioration.”

Reste que si les effets sont les mêmes, l’acceptation sociale des drogues, par rapport à d’autres techniques qui nécessitent des efforts ou de l’attention, est encore loin d’être admise.

Dans leur manifeste, les auteurs réclament également une politique responsable et libérale qui laisserait les individus choisir les produits qui leur conviennent, tout en mettant en place des structures politiques qui permettraient d’éviter la coercition (”obliger” certaines personnes à prendre ces drogues) et les fractures économiques (seules les riches auraient accès à ces molécules) ou les abus divers et variés. Ils proposent aussi la mise en place d’un programme de recherche sur l’usage de ces médicaments par des sujets sains. En effet, les auteurs ne versent pas dans l’angélisme. On ne sait pas encore bien quels pourraient être les effets secondaires à long terme de tels produits. De plus, des conséquences acceptables pour une personne malade le sont beaucoup moins pour une personne en bonne santé : par exemple, “un médicament qui restaurerait de bonnes fonctions cognitives chez des personnes atteintes de démence sénile, mais qui causerait de sérieux problèmes médicaux pourrait être jugé suffisamment sûr pour être l’objet d’une prescription médicale, mais les risques seraient inacceptables pour un individu sain cherchant une amélioration”.

Les auteurs semblent plus mal à l’aise avec le problème de la coercition. Peut-on forcer certaines personnes et notamment des soldats, ou pire encore des enfants, à prendre ces drogues ? Pour ces chercheurs il faut bien entendu éviter la coercition directe (sauf dans le cas où la prise du produit augmenterait la sécurité de celui qui la prend ou des personnes qui lui seraient associées, par exemple dans le cas d’une molécule qui augmenterait le talent d’un chirurgien lors d’opérations complexes), mais aussi la coercition indirecte, à l’école ou à l’entreprise. Sur ce point, leur recommandation nous semble appartenir au domaine des voeux pieux. Comment peut-on se prévenir de la coercition indirecte, c’est-à-dire de la pression sociale ou de ses pairs ? Comment éviter que les utilisateurs de drogues d’amélioration se trouvent avantagés au sein d’un milieu social où la compétition est la règle (et ce, même si ces produits s’avèrent destructifs à long terme, où s’ils produisent une modification de la personnalité indésirable pour l’usager !) ? Du reste, l’usage même du terme “d’amélioration” peut être interprété comme une forme de coercition indirecte, de pression : en effet, quelle personne saine d’esprit pourrait refuser de se faire “améliorer “? Même si cela ne suffisait pas à résoudre toutes les questions que posent la polémique, un terme plus neutre, comme celui de “modification” ou “d’altération”, permettrait peut-être un débat plus équilibré ?

Des puces aux ondes magnétiques… jusqu’à la lumière

Les amateurs de science-fiction imaginent volontiers une autre manière de changer le cerveau : y introduire des dispositifs électroniques, des implants qui changeraient notre rapport à l’intelligence et feraient de nous des cyborgs mentaux. Une approche dont Kevin Warwick s’est fait le champion, à coup de démonstrations spectaculaires, mais peu innovantes sur le fond (hormis le fait d’être introduites dans le corps).

Mais il existe déjà des technologies électroniques capables de produire des effets sur notre cerveau. Au premier plan desquelles on trouve la stimulation magnétique transcraniale (TMS). Cette opération consiste à envoyer des impulsions électromagnétiques à travers le crâne pour stimuler ou inhiber certaines parties du cerveau. Cette technique est de plus en plus en plus utilisée en thérapie, contre la dépression, et même, selon certaines recherches, comme traitement de l’autisme. Mais certains souhaitent aller plus loin : pour Allan Snyder du Centre pour l’esprit à Sidney, on pourrait utiliser la TMS pour stimuler la créativité. Dans une expérience impliquant 17 sujets, Snyder a ainsi affirmé avoir pu augmenter leur talent de dessinateurs en moins de 15 minutes !

Snyder a été inspiré par l’exemple des savants autistes, comme Kim Peek, qui inspira Rain Man. Ces personnages semblent en général complètement inadaptés à leur environnement, sauf dans un certain domaine dans lequel ils excellent. “Ma recherche”, explique-t-il dans le New Scientist (.pdf), “part de l’idée que vous pouvez activer certaines capacités extraordinaires en débranchant une partie du cerveau”. Un “débranchement” qu’il obtient précisément grâce à la stimulation magnétique transcraniale.

Vous êtes sceptiques ? Moi aussi. Pourtant Snyder est une personnalité reconnue du monde scientifique - il est même l’un des quatre entrepreneurs à l’origine de la startup Emotiv systems qui commercialise Epok, l’un des premiers casques d’interface cerveau-machine dédié au grand public. Quoi qu’il en soit, la TMS ne pouvait que fasciner les “cognhackers” ! On ne s’étonnera donc pas de l’existence d’un projet openrTMS, qui se propose de construire et publier les spécifications d’un système de TMS en open source, à faire soi même !

Aux ondes magnétiques, on peut aussi rajouter l’influence de la lumière.

PikachuIci encore, on frise apparemment la pseudo-science, mais il y a au moins un cas vérifié et bien documenté. En 1997, 618 adolescents sont hospitalisés à la suite du visionnage d’un épisode des Pokemon dans lequel Pikachu émet une série rapide d’éclairs rouges et bleus. 11 000 adolescents ressentiront un malaise.

Ces enfants sont en fait sujet à une forme assez rare épilepsie, l’épilepsie photosensible… C’est à cause de ce désordre nerveux qu’il existe aujourd’hui un avertissement sur tous les jeux vidéos.

En partant du principe que si quelque chose est assez puissant pour faire du mal aux gens, il peut aussi leur faire du bien (et réciproquement), peut-on utiliser la lumière pour améliorer notre cerveau ? De fait, la première machine de cognhacking fonctionnait sur un principe assez analogue à l’épisode des Pokemon. Créée dans les années 50 par le peintre beatnik Brion Gysin, grand ami de l’écrivain William Burroughs, la “dream machine” était constituée d’un cylindre perforé de divers orifices tournant sur un mécanisme (un tourne-disque 78 tours faisant l’affaire), de façon à exposer le spectateur, les yeux fermés, à 8 à 10 flashs lumineux par secondes. Selon Gysin et Burroughs, cette succession d’images lumineuses était susceptible de provoquer des effets hallucinogènes, voire des crises mystiques, chez les utilisateurs. Il existe aussi des Dream machines en ligne (aucun effet de mon côté, mais peut être n’ai-je pas attendu assez longtemps ?), mais attention si vous êtes sujets à l’épilepsie photosensible ! Environ 1 adulte sur 10 000 serait sensible à cette forme d’épilepsie et ce nombre doublerait chez les enfants.

La dream machine de Burroughs et GysinEn fait, Burroughs et Gysin avaient probablement redécouvert la méthode de Jan Purkinje, présentée par Jonah Lehrer dans le Boston Globe. Ce pionnier des neurosciences (1787-1869) avait coutume, lorsqu’il était enfant, de se placer face au soleil et de déplacer rapidement sa main devant ses yeux, les doigts légèrement écartés. Il pouvait alors faire apparaître des images mentales de plus en plus complexes et précises.

Certains nourrissent beaucoup d’espoirs sur le pouvoir de la lumière. Ainsi l’écrivain Terry Pratchett, bien connu des amateurs de fantasy pour ses livres à l’imagination débridée, a appris récemment qu’il était atteint de la maladie d’Alzheimer à l’âge précoce de 59 ans. Il est en train de tester une étrange machine projetant des flashs de lumière susceptibles, pensent ses concepteurs, de ralentir la progression de sa maladie. Espérons pour lui qu’il s’agit d’une recherche sérieuse, mais certaines analyses permettent d’en douter.

L’usage de ces technologies plus ou moins invasives n’a pas fini de susciter des interrogations, tant à propos de leur efficacité réelle que de leur danger supposé. Les peurs suscitées sont aussi intenses - et justifiées - que les espoirs qu’ils font naitre.Comme le disait dès 2004 le prix Nobel Alan Kandel, il se pourrait que “la capacité de l’humanité à altérer ses fonctions cérébrales pourrait bien transformer l’histoire autant que le développement de la métallurgie à l’âge de fer, de la mécanisation pendant la révolution industrielle ou de la génétique pendant la seconde moitié du XXe siècle.”

Toujours est il que, malgré les objections pertinentes des auteurs du manifeste de Nature, l’usage de produits chimiques apparait toujours comme une tricherie, contrairement à la mise en place d’un système d’apprentissage et l’usage d’exercices. L’usage de tels produits ne va-t-il pas mettre en danger tout notre échafaudage culturel basé sur la notion de travail, d’effort, de responsabilité ? Et si nos fonctions mentales sont susceptibles d’être si aisément manipulées, qu’en est il de la réalité de notre personnalité, de notre existence même en tant qu’individus ?

Rémi Sussan

cognition, neuroscience

Tags : Développement, ligne, recherche

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Le mar 11

La façon dont nous aimons, rencontrons l’autre et échangeons avec lui a été profondément transformé par les technologies, comme le montre le succès des sites de rencontre. Les technologies savent-elles nous parler d’amour et comment ? C’est la question que posait la conférence Lift au sociologue Baba Wamé et à Frank Beau.

Stratégies amoureuses à l’heure des sites de rencontres

Baba Wamé est sociologue, enseignant à l’Ecole supérieure des sciences et techniques de l’information et de la communication à l’université de Yaoundé et a soutenu une thèse à Paris II sur les usages de l’internet au Cameroun. Le Cameroun est un pays de 18 millions d’habitants, rappelle-t-il, qui compte 500 000 utilisateurs d’internet dont 350 000 qui se connectent depuis les 2500 points d’accès publics. Baba Wamé a étudié les usages des sites de rencontre auprès des Camerounaises. Ces femmes, ces” tchatcheuses” comme il les appelle, ont entre 18 et 34 ans en majorité, un niveau scolaire peu élevé, et ne sont pas toutes célibataires loin s’en faut (certaines sont même mariées et font des rencontres parfois avec l’assentiment de leurs maris). Elles viennent surtout du Sud du Cameroun chrétien (par rapport au Nord, musulman, où l’internet est moins présent). En se connectant aux sites de rencontres, ces femmes cherchent à changer leur vie et celle de leur famille par le mariage, ainsi qu’à avoir des enfants métis (ce qui semble être particulièrement valorisant dans la société camerounaise contemporaine, à l’image de Yannick Noah, l’un des emblèmes du pays). “Partir, c’est trouver une alternative à la misère”, rappelle Baba Wamé.

Baba Wamé sur la scène de Lift09 par MRTNK
Image : Baba Wamé sur la scène de Lift par MRTNK.

Outre le fait que sur les sites de rencontre, les femmes peuvent s’inscrire gratuitement, la facilité d’utilisation de l’internet et l’amélioration des lieux de connexion (débits élevés, salles climatisées, box assurant la discrétion nécessaire pour se déshabiller devant l’oeil de la webcam…) ont été des facteurs qui ont facilité l’appropriation d’internet par les Camerounaises. “Les femmes camerounaises ont des techniques pour accrocher les hommes sur le net, notamment en établissant des stratégies pour sélectionner les fiches personnelles des partenaires potentiels (elles ne veulent pas des jeunes de moins de 30 ans, ni des noirs américains, et la Suisse est l’un de leur premier pays cible). Ces femmes doivent entretenir de bons rapports avec les moniteurs de cybercafés, car beaucoup surfent sans jamais être allés à l’école, sans même parler le français ou l’anglais, d’où la nécessité d’entretenir parfois de très bonnes relations avec les responsables des cybercafés. Enfin, il faut se souvenir que pour dénicher l’âme soeur, il faut être présent très régulièrement sur ces sites de rencontre : entre 4 et 5 fois par semaine. Chaque mois, il leur faut trouver quelque 150 euros pour supporter leurs frais d’accès, dans un pays où l’on vit avec moins de 2 euros par jour. Toute la famille participe pour financer la connexion, dans l’espoir que les relations internautiques finiront par un mariage, qui aura des retombées financières positives pour toute la famille.

A Yaoundé, seulement 10 à 15 % des Camerounaises qui utilisent un site de rencontre finissent par se marier. Mais 60 % de celles qui trouvent un mari en Europe finissent dans un réseau de prostitution. C’est peut-être cela la réalité des sites de rencontres vue d’Afrique.

Metromantics : le métro romantique à l’heure des TIC

Frank Beau est un chercheur indépendant (qui a souvent contribué à InternetActu.net), auteur d’un excellent livre sur les transformations de notre culture à l’heure des jeux vidéos (Culture d’univers). Il s’est intéressé pour la Régie autonome des transports parisiens (Ratp), aux transformations de nos relations dans les transports. A quoi ressemblera le métro de demain ? Il sera à la fois un moyen de transport et d’échanges, assure Frank Beau. “Mais comment une machine à flux peut-elle organiser un tissage entre les particules ?” Internet permet-il d’éclairer l’avenir de nos échanges dans le métro ? Ce sont quelques-unes des questions que pose “l’amour mobile” (alias “metromantics”), l’étude que Frank a réalisée pour la Ratp et qu’il nous présente.

Assurément, le métro est un endroit propice à la rencontre, comme le montrent les sites de “retrouvailles” tels que DisLeLui ou ParisBulle, qui servent aux usagers à lancer des bouteilles à la mer pour retrouver les personnes qu’elles y ont rencontrées. Frank est parti des récits postés sur ces sites pour les analyser et découvrir la forme commune à ces messages, qui tous se structurent de la même façon : un lieu, une histoire (avec un début et une fin), un désir, un espoir. Le langage qui se met en place entre deux personnes qui se croisent dans le métro est le contraire d’internet : c’est un langage non verbal, qui s’appuie sur le regard. Le regard est un choc électrique. Il est la “connexion”. Mais comment passer de la connexion à l’échange ? Du regard au sourire ? C’est souvent ce que racontent les histoires que les gens postent sur ces sites. Pour cela, il y a des objets transitionnels : les corps bien sûr (le contact de la main, de l’épaule, des cheveux, voire de la nourriture…) composent des manières de se rapprocher selon un complexe “Tétris des corps”. L’espace et le temps également : se rendre compte qu’on est dans le même espace, qu’on partage le même temps, qu’on participe de mêmes communautés de déplacements est important. Enfin, il y a de vrais objets transitionnels comme la musique, la lecture (le livre est en cause dans la moitié des annonces et donne prétexte à communication, car c’est à la fois ce qu’on lit et ce que les autres lisent qu’on lit) ou les téléphones mobiles. Dans le romantisme urbain de la rencontre, on projette assurément l’imaginaire amoureux d’une époque.

Frank Beau à Lift09 par MRNTK
Image : Frank Beau sur la scène de Lift par MRTNK.

Qu’est-ce qui explique qu’il y ait des coups de foudre dans le métro ? C’est d’abord la coprésence ainsi que la diversité du public (qui démultiplie les possibles), mais également la force d’un lieu qui privilégie la communication non verbale (en cela, le métro est l’anti-internet, qui “verbalise d’abord”). Le métro est une zone autonome temporaire, comme la définissait Hakim Bay, qui favorise l’intensité, qui focalise toute action ou tout regard en acte pour ceux qui participent du même espace. C’est ce qui explique que le métro, ce théâtre de l’éphémère, favorise des émotions particulières.

Dans ce contexte, les technologies de rencontre permettent de resynchroniser nos émotions, comme LoveGetty, le service original de BlueDating (de rencontre par mobile via la technologie sans fil Bluetooth, permettant de détecter à proximité des profils complémentaires au sien) né au Japon en 1998. “Ne sommes-nous pas en train d’inventer des techno-phéromones ?”, s’amuse Frank Beau. Les technologies nous permettent d’augmenter le territoire de négociation de nos rencontres (à l’image des papillons capables de ressentir leurs partenaires jusqu’à 10 kilomètres). Les profils des sites sociaux deviennent les signaux de ces phéromones. Reste à comprendre les codes sociaux de la négociation dans la relation qui s’instaure. Est-ce que la technologie peut les faire évoluer ? C’est ce à quoi s’amuse Frank Beau en imaginant un scénario délirant sur l’amour au 21e siècle. Que donnerait le développement du mobile dating, la “technopheromonisation” des espaces publics urbains, les oppositions et frictions entre les biolovers (ceux qui privilégient le processus biochimique dans la rencontre) et les technolovers (qui privilégient les outils de rencontre électroniques)… s’emballe Frank Beau, jusqu’à imaginer extraire une énergie de ces coups de foudre (le libidon) et développer un jour une phéromonnaie, nous permettant d’échanger l’énergie de nos sentiments…

Fou ? Forcément, mais ne faut-il pas un peu de folie pour oser parler d’amour sur l’internet à l’heure où la comparaison des profils tient lieu de sentiments ?

lift09, web 2.0

Tags : internet, code, web

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Le mar 10

Pourquoi dépenser des fortunes en chirurgie esthétique lorsqu’il suffit d’écouter des sonneries de téléphonie mobile pour passer d’un bonnet B à un bonnet C ? Un chercheur de Tokyo, qui étudie l’intelligence artificielle et le fonctionnement cognitif humain estime que les sons et la musique peuvent affecter l’esprit, et par conséquent certaines parties du corps dont le développement est contrôlé par le cerveau.

Pour concrétiser ses travaux, Hideto Tomabechi propose aux femmes de télécharger une sonnerie (.mp3) destinée à rendre leur poitrine plus généreuse. Pour cela, le son reproduit les pleurs d’un bébé, ce qui apparemment envoie au cerveau le signal qu’il faut alaiter, et provoque une augmentation du volume mammaire. Le chercheur est persuadé qu’en répétant souvent le même son, ce qui est est le cas avec les sonneries des téléphones mobiles - très utilisés au Japon, les seins des femmes japonaises vont grossir.

Tomabechi propose aussi des sonneries destinées à améliorer la mémoire, à vous rendre plus attirant pour le sexe opposé, à soigner la calvicie ou à arrêter de fumer. Tout ça dans grâce à des sonneries.

Discovery Channel assure avoir fait l’expérience sur une cobaye, qui a gagné 3 centimètres de tour de poitrine après 15 jours d’utilisation de la sonnerie siliconnée :

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Tags : Développement, html, net

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Le mar 9

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9 paquets ont été mis à jour cette semaine :

 

  • mailparse : manipulations de messages courriels
  • memcache : cache mémoire
  • lzf : compression LZF
  • ingres : Interface avec la BDD Ingres de CA
  • htscanner : support des .htaccess pour fastcgi
  • spidermonkey : JavaScript engine for PHP
  • mongo : Mongo Database Driver
  • scream : Break the silence operator
  • selinux : SELinux binding for PHP script language

PECL est la bibliothèque d’extensions C de PHP.

 

 

Tags : traffic, php, site

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